| |
Septembre 2001
Non au couvre feu à Grand Vaux
et aux Prés Saint-Martin, les Rossays, Grande Rue...
Suite à larrêté du 06 août 2001, Couvre-feu
pris par le maire, le président de Savigny Egalité, Jean
Estivill, conseiller municipal de la Gauche Républicaine, a demandé
quun débat et un vote aient lieu au conseil municipal sur
cette position.
Déclaration de Jean Estivill au Conseil municipal de septembre
2001 au nom de la Gauche Républicaine.
Pourquoi nous nous prononçons contre cet arrêté ?
Premièrement parce quil ne résout rien : 17 villes
lont pris. Le résultat est connu y compris pour les villes
de lEssonne : 0 à 1 enfant reconduit chez lui. Tous les policiers
le savent. Des enfants de moins de 13 ans, tout seuls, la nuit, dehors,
ça nexiste pas, ou alors effectivement hélas à
lintérieur de bandes, et donc accompagnés, par des
jeunes de 18 ans et votre arrêté ne les concerne pas.
On peut certes trouver exceptionnellement des enfants le soir, dehors
sans adulte mais la loi heureusement prévoit déjà
que la police les raccompagne à la maison, et ce dailleurs,
quel que soit le lieu de leur domicile.
Ce type darrêté ne sert donc à rien : cette
mesure ne protège pas lenfant, elle ne nous préserve
pas de la délinquance.
Je ne mintéresserai pas au but que vise un tel arrêté.
Je ne veux pas faire de procès dintention. Jévoquerai
ses effets. On pourrait objecter : sil ne fait pas de bien, il ne
fait pas de mal. Hélas non ! je crois quil est nuisible.
Il sinscrit dans un courant, une tendance née avec les arrêtés
contre les S.D.F., les arrêtés anti-mendicité et qui
tendent à substituer un certain pouvoir des élus locaux
à celui qui devrait émaner du seul pouvoir législatif.
La République dans sa grande sagesse, a prévu effectivement
que le Maire dans certaines circonstances exceptionnelles prenne des mesures
exceptionnelles, ponctuelles, de courte durée. Cest très
bien (il ne sagit pas pour nous de retirer des pouvoirs au Maire,
au Conseil municipal, la loi récente sur la communauté de
communes sen charge malheureusement). Mais actuellement, on assiste
à un détournement de lesprit de cette disposition,
par le nombre de villes qui y ont recours, par son côté systématique.
On banalise ce qui devrait être je lai dit, exceptionnel,
on rend durable et permanent ce qui devrait être provisoire en faisant
dailleurs de certains quartiers des boucs émissaires en les
instrumentalisant pour loccasion : jen veux pour preuve que
certains maires de lEssonne après avoir commencé par
étendre cette mesure à toute leur ville, et sétant
vus désavoués par le Préfet puis par les tribunaux,
nont pas hésité (pour maintenir leur décision)
à désigner des quartiers, après coup...
Et jen viens et jen terminerai là, à laspect
discriminatoire et donc forcément mal vécu par les habitants,
les familles de ces quartiers et qui sont ni plus ni moins nos concitoyens.
Ils ont le droit à légalité devant la loi.
En quoi parce quils habitent une rue plutôt quune autre,
seraient-ils à priori jugés moins dignes, moins responsables?
Quil faille tenir compte dune délinquance qui saccroît
et qui est le fait dadolescents de plus en plus jeunes, cest
une évidence. Mais cela exige un débat de fond, un débat
national et pour le moins des décisions qui doivent être
prises au niveau parlementaire (Sénat et Assemblée Nationale)
pas dans le cadre de la commune. Car il y va dune liberté
fondamentale, celle daller et venir et dun principe intangible
: légalité devant la loi.
Suite à cette déclaration, le maire à mis au vote
sa position sous forme dune motion.
Pour la motion Marsaudon : la Majorité municipale, le Front
National
Contre : la Gauche Républicaine
Abstention : la Gauche plurielle.
(retour)
Novembre 2001
Laménagement et la réduction
du temps de travail
Conformément aux dispositions du décret 20001-623 du
12 juillet 2001 relatif à laménagement et à
la réduction du temps de travail dans la fonction publique territoriale,
il est nécessaire de fixer par voie de délibération
la durée annuelle de travail des agents de la ville à 1
600 heures, correspondant à la fois à un plafond et un plancher
imposé par la loi.
Déclaration de Jean Estivill au Conseil municipal du jeudi
29 novembre 2001 au nom de la Gauche Républicaine
Je redoute en labsence de documents plus élaborés
et de consultation des syndicats, un risque de remise en cause de situations
existantes plus avantageuses pour les salariés voire même
daggravation, tant il est vrai que lannualisation liée
aux 35 heures permet dans beaucoup dentreprises des abus de toute
sorte. On la vu récemment à Athis Mons où lapplication
des 1 600 heures se traduisait pour certaines catégories de personnels
par un passage de 35 à 37 heures 50, sil ny avait eu
la mobilisation de ces salariés.
Par conséquent le détail de la situation réelle des
employés est nécessaire. En labsence de garanties
que cela ne se traduise pas pour certains dentre eux par un recul
de leurs acquis, je mabstiendrai dans ce vote.
Vote sur laménagement du temps de travail
Pour : la Majorité municipale, le Front National la Gauche
plurielle.
Abstention : la Gauche Républicaine
(retour)
Novembre 2001
Laugmentation des congés maladies des
employés communaux et lassurance prévoyance du personnel.
Déclaration de Jean Estivill au Conseil municipal du jeudi
29 novembre 2001 au nom de la Gauche Républicaine.
Monsieur le Maire, il mest difficile de me prononcer sur ce contrat
dassurance compte tenu des éléments présentés
ici.
En effet, si je constate bien que le taux de cotisation, passant de 1,60
% à 1,80% de la masse salariale va entraîner une hausse de
plus 12 % de la cotisation annuelle, aucun élément ne nous
est fourni sur les conséquences de lapplication dune
franchise de 10 jours continus par arrêt maladie ordinaire.
Or, vu le constat présenté : sur, dune part les congés
de longue ma-ladie de longue durée en hausse de 45 % entre 1999
et 2000, et sur, dautre part les accidents du travail en hausse
de plus de 500 % (583%) qui passent de 6 à 41. Je minterroge
sur le nombre exact de jours de maladie ordinaire qui ont peut-être
une intensité à la hausse moins importante mais suivent
sans aucun doute, la même trajectoire, ce qui compte tenu de lavenant
proposé va accroître encore les charges de la commune.
Ceci dit, si laspect financier mérite dêtre relevé,
il en est un autre qui à mes yeux, a bien plus dimportance
et quil nous faut évoquer ici. Il sagit de laspect
humain de cette situation.
Les chiffres qui nous sont présentés sont effrayants. Une
collectivité territoriale dont le personnel connaît une telle
augmentation du taux dabsentéisme du fait de la maladie,
doit sinterroger sur les causes réelles, profondes et soudaines
de celle-ci.
Je sais que la fonction publique évolue rapidement ces dernières
années et souvent au gré des expériences de management
testées ici ou là dans des entreprises japonaises ou américaines.
De grandes entreprise publiques (S.N.C.F., France Télécom,
La Poste...) servent ainsi de laboratoire (management par
le stress, réprimandes publiques, humiliation en comité
restreint, placardisation...).
En général, elles se dotent dindicateurs de suivi
du climat social et lun de ces indicateurs concerne justement le
nombre de jours dabsences pour maladie, le nombre daccidents
de travail, le nombre de suicides; etc.
Généralement lorsque ce type dindicateurs se met au
rouge, léquipe dirigeante commandite auprès dun
organisme extérieur un audit auprès du personnel,
toutes catégories confondues.
Le plus souvent les résultats sont identiques. Ils font apparaître
quun certain nombre de cadres sont allés trop loin, par excès
de zèle ou inconsciemment, dans la mise en pratique de leur formation
au management moderne.
Je ne sais de quoi il en retourne ici à Savigny, mais de tels chiffres
méritent que nous prenions des dispositions pour dune part
connaître les raisons dun tel accroissement des arrêts
et accidents de travail, et dautre part pour que vous, Monsieur
le Maire, au vu du bilan qui vous sera fourni, preniez les mesures correctives
qui simposent.
(retour)
Novembre 2001
Vote du Budget
Déclaration de Jean Estivill au Conseil municipal du mardi
29 janvier 2002 au nom de la Gauche Républicaine
Monsieur le Maire,
Je ne voterai pas le budget.
Ce budget est une photographie de votre politique communale telle que
vous en avez défini les grandes lignes, ici-même lors du
dernier Conseil municipal le 29 novembre 2001.
Je vous donne acte qu'il est conforme à votre programme. Ce n'est
pas celui de Savigny Egalité.
La Gauche Républicaine se prononce contre cette orientation politique
communale. La pression fiscale actuelle légitimerait en effet des
réalisations et des projets plus ambitieux pour répondre
aux besoins de la population et à la nécessité de
tourner notre ville vers l'avenir. Vous dites que vous avez dû assainir
la situation trouvée par votre majorité. Mais si cela continue
au train où vont les choses, Savigny finira par mourir, guérie.
Car c'était en 1983, nous sommes en 2002 dans une mandature qui
doit nous conduire à 2007. Il est temps de réagir. Et de
ce point de vue je regrette par exemple, que vous considériez l'autofinancement
comme une pa-nacée absolument nécessaire, en refusant le
recours à l'emprunt dans une période pourtant favorable,
afin de procéder aux investissements indispensables à la
modernisation de notre ville, pour des équipements dont le financement
de ce fait ne reposerait pas exclusivement sur nos concitoyens actuels
mais sur tous ceux qui dans l'avenir en bénéficieraient.
Il y aurait des mesures à prendre dans le cadre, bien évidemment
d'une autre politique. Des mesures qui se traduiraient par des économies.
La remunicipalisation des services essentiels. Certes, seule la Gauche
Républicaine l'a proposée dans son programme. Mais regardons
autour de nous, dans le domaine de l'eau et de la restauration par exemple,
l'idée fait son chemin. De plus en plus nombreux sont les maires
à s'interroger à ce sujet :
Recours à l'emprunt.
Politique de régie directe pour réaliser des économies.
Investissements dans des équipements très subventionnés.
Ce sont des pistes pour moderniser notre ville mais aussi pour dégager
des ressources afin d'activer deux chantiers - lourds je vous le concède
- mais pour lesquels l'effort de ces 18 dernières années
n'a pas été suffisant.
La voirie.
L'assainissement.
En ce qui concerne la modernisation, je n'aborderai que quatre points
:
Les observateurs futurs de l'histoire locale en se penchant sur
celle de Savigny, se demanderont stupéfaits, ce qui a bien pu se
passer dans cette ville de près de 40 000 habitants - qui sans
être riche n'est pas pauvre - pour que ses édiles toutes
tendances confondues (droite et gauche plurielle) à l'exception
de la Gauche Républicaine, aient eu si peur de prendre - parce
que considérée par eux comme risquée - la décision
de construire une piscine...
De même seront-ils étonnés que les mêmes
édiles auront laissé échapper l'opportunité
dans le cadre du projet de P.D.U. (Plan de Déplacement Urbain)
de la Région, de demander la liaison Villejuif- N7- future gare
d'Épinay sur le barreau sud, par une ligne de tramway, passant
par Savigny. Alors que le tracé définitif était en
négociation (il n'est toujours pas arrêté). Je constate
dans votre Déclaration programmatique du 29 novembre qu'il n'est
pas dans vos intentions de vous battre sur ce dossier (tout comme la Gauche
Plurielle). La velléité des Verts aux cantonales
d'aller dans ce sens ayant fait long feu, le temps d'un tract. Messieurs
Mandon de Ris et Amard de Viry qui la demandent pour leur ville peuvent
vous remercier.
Savigny Egalité se prononce depuis plus de 12 ans pour
un système de mini-bus permettant de compléter les services
RATP-STS, pour :
o Désenclaver certains quartiers comme les Prés Saint-Martin.
o Ëtre mis à la portée des jeunes en particulier, qui
se rendent à leurs activités sportives et culturelles.
o Compléter les transports actuels. Les lignes qui passent par
Paris, proche banlieue, soumises aux aléas du trafic hors Savigny,
sont loin d'offrir un service régulier dans notre cité.
Nous avions un projet de mise en place d'un réseau de circulation
douce et sécurisée pour les piétons et les cyclistes.
Lui non plus ne verra pas le jour.
(retour)
Mars 2002
Les taxes d'habitation et du foncier bâti
Monsieur Estivill
Dit quil sapprête à voter cette répartition
et souhaite expliquer son vote.
Précise que si la taxe dhabitation est supérieure
à celle sur le foncier bâti, lintervention faite par
Monsieur Maurice part en réalité dune méconnaissance
de la population savinienne.
Expose que la quasi totalité des propriétaires à
Savigny occupe leur appartement ou leur pavillon.
Que sur le plateau, la plupart des pavillons ouvriers ont été
restaurés et précise que ceux qui les ont restaurés
ne sont souvent pas plus riches que leurs parents.
Que leurs occupants ont un titre de propriété mais que la
plupart du temps les pavillons appartiennent aux banques. Quen effet,
en ces périodes de dégraissage et de plans sociaux, les
gens vivent dans la précarité.
Quil y a peu de sociétés à placement locatif
à Savigny comme il y en avait il y a encore une vingtaine dannées
par exemple rue des Rossays ou à Grand Vals.
Quil y a peu de propriétés avec de grands parcs à
Savigny.
Que lorsque les propriétaires louent, cest le fruit dune
épargne qui a abouti à lachat dun studio mis
en location.
Quaccabler ces personnes là, ce nest pas dans la tradition
de la gauche républicaine et socialiste à laquelle il adhère.
Quen aucun cas, il nira dans le sens de la proposition défendue
par la liste de Madame Roze des Ordons, laquelle obligerait les épargnants
à augmenter leurs loyers?
Que les personnes qui habitent la Cité Bellevue, les roches ou
la rue des Rossays ne sont pas particulièrement aisées.
Quen conséquence, il vote la répartition telle quelle
est.
Mais fait savoir que la pression fiscale à Savigny nest pas
aussi légère quil le souhaiterait.
(retour)
Mars 2002
Augmentation de limposition locale,
suite à la loi sur la construction dHLM.
Selon la nouvelle loi sur le logement social, Savigny doit construire
994 appartements HLM (léquivalent de Grand Vaux). Notre ville
devra payer 1 000 F par an et par appartement non réalisé,
soit près de 1 million de francs de pénalité.
Déclaration de Jean Estivill au Conseil municipal
de 22 mars 2002 au nom de la Gauche Républicaine.
Je voudrais tout dabord dire quelques mots sur la loi du gouvernement
Jospin. Cette loi pose mal le problème du logement. Les jeunes,
en particulier, ne trouvent pas à se loger moins à cause
de labsence doffres quen raison du coût excessif
des loyers. Cétait déjà vrai il y a plus de
20 ans et cest lanalyse que faisait ici même la gauche
alors majoritaire conduite par Raymond Brosseau.
Aujourdhui, la question se pose dans les mêmes termes mais
avec plus dacuité. La précarité qui sest
installée et développée ces dernières années,
les salaires aléatoires du fait non seulement du chômage
mais aussi de lintérim, la multiplication des CDD, du niveau
en baisse des salaires, sont des données nouvelles dont on ne peut
faire limpasse. Rappelons que 1,7 millions de personnes travaillent
et pourtant leur foyer vit au-dessous du seuil de pauvreté.
Comment un salarié moyen peut-il supporter un loyer
de 2 800 F pour un F2 à Grand Vaux ? Que lui reste-t-il pour vivre
? Et dailleurs, est-ce quon le lui attribue ? Est-il normal
quun couple avec 4 enfants, et qui aspire légitimement à
un F4 (2 enfants par chambre !) doivent débourser 3900 F à
Grand Vaux ? Est-ce cela le logement social ?
On veut étendre le parc des HLM... Cest une nécessité.
Mais à condition que les habitations naient pas de modéré
que le nom. A condition que cela obéisse à une autre logique
que celle qui sous-tend cette loi et qui peut se résumer à
cette formule. Vous ne voulez pas dHLM dans votre ville ? Vous êtes
une commune riche. Pas de problème, Payez ! On est loin de la mixité
sociale, une telle démarche ne peut au contraire que renforcer
la discrimination entre communes riches et communes pauvres et aggraver
la ghéttoïsation des cités HLM en les concentrant dans
les communes les plus démunies.
Je me refuse quant à moi à accepter que nos concitoyens
soient pénalisés, condamnés à payer pour cette
conception non sociale mais bel et bien ultra libérale.
Je ne voterai pas laugmentation de limposition inhérente
à cette mesure.
Jai voté la répartition des taxes en soulignant le
poids excessif de la fiscalité.Celle-ci atteint un seuil qui ne
peut plus être dépassé. Les orientations programmatiques
contre lesquelles je me suis prononcé lors du vote du budget ne
justifient pas la pression fiscale actuelle, a fortiori son augmentation.
(retour)
Octobre 2002
Statut du cadre demploi des Agents
Territoriaux Spécialisés des Écoles Maternelles (règlement
intérieur des ATSEM)
Déclaration de Jean Estivill au Conseil municipal
du jeudi 10 octobre 2002 au nom de la Gauche Républicaine.
Il nous est demandé de nous prononcer sur un texte qui règle
les conditions de travail de salariés de la commune, les ATSEM.
Nous avons déjà eu à voter le 23 novembre dernier,
une mesure qui elle aussi, concernait les employés municipaux.
Il sagissait de lapplication des 1600 heures annuelles (loi
Aubry).
Javais exprimé à ce moment là mes craintes
que cela se traduise par une aggravation de leurs conditions de travail
et javais refusé de la voter (malgré la démonstration
de mon collègue du Parti Socialiste J. Maurice, qui par la vertu
dune simple division : 1600 heures faisant 35 heures par semaine,
sétonnait quon puisse en quelque sorte y voir un problème...).
Pourtant il y en avait bien un, puisque cette loi Aubry des 35 heures
marquait un recul par rapport aux acquis consentis au personnel par la
municipalité il y a plus de 20 ans. Et cest fort justement
que cette délibération na pas été retenue
(car jugée non valable par les pouvoirs publics).
Javais demandé à lépoque quelle était
la position des syndicats. Nous aurions été bien inspirés
de les consulter. Cela aurait évité le faux pas qui a permis
à lun dentre eux décrire très pertinemment
les 35 heures : A Savigny, le plancher (1600 h) sécroule
!.
Il est donc de bonne politique de consulter les syndicats. Au delà
de la défense naturelle des salariés, ils sont par leur
histoire, leur représentativité, leur connaissance du droit
du travail, porteurs dune longue expérience qui permet un
éclairage précieux dans ce type de dossier. Ils sont un
élément indispensable de notre démocratie, même
si bien entendu, in fine, il appartient aux élus de trancher.
Concernant les ATSEM, la commission paritaire a voté. Cest
bien. Mais quel a été le point de vue syndical. Il nous
a manqué pour les 35 heures, il nous le faudrait pour le règlement
intérieur des ATSEM, faute de quoi on se prononcerait sans
une approche complète de la question. Devant le risque éventuel
dune détérioration de leurs conditions de travail,
jaurai dans ce cas la prudence de mabstenir.
(retour)
Mai 2003
Budget : Savigny Égalité
refuse lorientation politique municipale
Monsieur Estivill
Souhaite expliquer son refus de voter le budget primitif de fonctionnement
et dinvestissement. Rappelle quil a déjà eu
loccasion de sexprimer sur le recours excessif à lautofinancement
et dit quil y en a encore un exemple cette année (10,2 %
du fonctionnement), précisant que cela constitue autant de services
en moins rendus à la population.
Remarque, en revanche, un accroissement des dépenses de fonctionnement
de 2,1 %, alors que linvestissement na augmenté que
de 0,99 %.
Dit que le faible recours à lemprunt, dans une période
pourtant favorable, prend tout son sens négatif, la municipalité
ne procédant pas à la modernisation de la Ville.
Regrette que la majorité et la gauche plurielle se refusent toujours
à la construction dune piscine, précisant que la gauche
plurielle avait qualifié ce projet de démagogique compte
tenu de son coût de fonctionnement, autrement dit, dune hausse
des impôts prévisible. Indique que cet argument ne tient
pas avec une autre logique budgétaire et donc politique.
Dit que, du fait de cette orientation, les dépenses de fonctionnement
augmentent plus que celles dinvestissement, sans que les prestations
dues aux saviniens ne suivent. Que, pour reprendre les propos de Monsieur
le Maire, linvestissement est en attente.
Souligne que lon peut considérer comme dérisoire de
ne consacrer que 2,2 %, soit 190 000 euros, aux nouveaux équipements
et que cela nest pas pour autant que leffort se porte sur
la voirie ou la réfection du réseau des eaux pluviales.
Que cela ne létonne pas dans la mesure où près
de 40 % du budget est consacré au remboursement de la dette en
capital.
Relève que Monsieur le Maire, homme de droite conséquent,
ne va pas remunicipaliser la restauration, cela n'entrant
pas dans sa philosophie, ni, au demeurant dans celle de la gauche plurielle
qui, lors de la campagne municipale, ne la pas soutenu sur ce point.
Précise quune telle remunicipalisation se fait
pourtant dans certaines communes proches et que cela dégage des
ressources appréciables.
Rappelle que Monsieur le Maire a présenté le budget soumis
au vote comme celui dune politique prudente, mais affirme que cest,
au contraire lexpression dune démarche frileuse et
lourde de conséquences pour lavenir.
Dit quil existe, en effet, des modernisations qui ne coûteraient
rien à la Ville et dont elle se prive. Que lattitude vis
à vis du tramway régional en est un bon exemple dans la
mesure où lon assiste à un affrontement entre la droite
et les socialistes dans diverses publications dans la presse.
Sindigne du fait que les élus socialistes saviniens veulent
un tramway pour la Ville de Juvisy.
Les remercie pour les juvisiens, précisant que les saviniens apprécieront.
Dit que lon va donc creuser un tunnel pour relier la gare de Juvisy,
ce qui est extrêmement coûteux.
Souligne que, depuis deux ans et demis, Savigny Égalité
a démontré lutilité dun tramway pour
la Ville de Savigny, le tracé Villejuif, Nationale 7, Boulevard
Aristide Briand, future gare dÉpinay-sur-Orge permettant
aux saviniens davoir une désserte supplémentaire sur
Evry et Massy, ainsi quune amélioration de leurs conditions
de trajet sur Paris. Que cela apporterait une régulation de la
circulation sur le Boulevard Aristide Briand, où le trafic devient
insupportable et quau-delà, cela permettait la mise en place
un véritable plan de circulation, élaboré à
partir de cette nouvelle infrastructure.
Regrette que la majorité et la gauche plurielle aient, ensemble,
approuvé le PDU, sans même évoquer cette éventualité.
Rappelle que, depuis 1989, la Gauche Républicaine demande la création
dun réseau de minibus, nécessaire pour désenclaver
les Prés-Saint-martin et rattacher le Plateau, territoire de la
région Nord-Essonne le plus mal pourvu en transports en commun.
Conclut que les impôts ne sont pas plus lourds que dans les villes
voisines, mais quil faudrait quils se traduisent par des services
en conséquence.
(retour)
Janvier 2003
Logements des professeurs des écoles
Monsieur Estivill
Dit quil est contre le principe et les modalités daugmentation
du loyer des logements attribués par la Ville aux professeurs des
écoles.
Concède que le changement de statut des instituteurs sest
traduit par une augmentation de salaire, mais souligne que lâge
de la retraite est passé de 55 à 60 ans et quil est
plus difficile denseigner aujourdhui quautrefois.
Se demande au nom de quelle équité peut-on augmenter le
loyer des professeurs des écoles, établissant une comparaison
avec loccupation de logements HLM par des bourgeois et autres
bobos. Trouve que lon est très sévère
avec ceux qui apprennent à lire et à écrire
aux enfants et leur transmettent les valeurs républicaines et beaucoup
moins avec ceux dont les seules valeurs sont celles cotées en bourse
et dont les fortunes colossales nempêchent personne de dormir.
Reconnaît que les professeurs des écoles bénéficient
à Savigny dun loyer modéré, mais souligne quau
lieu que cela soit un honneur pour la Ville, cela représente une
injustice quil faut réparer.
Souligne limportance de laugmentation de 62 % du tarif des
loyers des logements attribués aux professeurs des écoles
et demande à ce que cette mesure, si elle est prise, soit au moins
étalée dans le temps.
(retour)
Mai 2003
Inauguration de la place des victimes
du nazisme et de la déportation
Monsieur Estivill
Se réjouit du fait que lon parle beaucoup, actuellement,
du devoir de mémoire dans la mesure où il ne sagit
nullement dune posture à la mode, mais véritablement
dune ardente obligation.
Souligne les efforts réalisés dans ce sens par la Commune
de Savigny sur Orge. Expose quen effet, chaque année depuis
dix ans, la municipalité, les professeurs dhistoire et les
associations danciens combattants organisent un voyage pour les
collégiens saviniens sur les lieux de sacrifice, de souffrance
et dhéroïsme qui ont marqué les deux conflits
mondiaux. Rappelle que 1 500 collégiens saviniens peuvent affirmer
quils ont été acteurs de cette élaboration
vivante du devoir de mémoire à Verdun, à Notre Dame
de Lorette, sur les champs de batailles des Vosges, au Vieil Armand, au
Colet du Linge, sur ceux de la Somme, à Arras, sur les plages du
débarquement, au Mémorial de Caen, sur la ligne Maginot,
au Vercors à Tulle, à Oradour-sur-Glane, au camp de concentration
et dextermination du Struthof.
Affirme quil sait, pour en côtoyer bon nombre de près,
que cette expérience les marque et dit quil a cité
les deux derniers lieux car ils symbolisent au plus haut point le martyre
des victimes de la barbarie nazie dans notre pays.
Affirme que la municipalité a apporté une nouvelle pierre
à ce devoir en donnant à la principale place de la Commune,
placée devant lHôtel de Ville, le nom de Place
des victimes du nazisme et de la déportation.
Tient à remercier, en tant que fils de déporté, Président
dune association danciens combattants, élus et citoyens,
ceux qui ont pris cette initiative, ainsi que tous ceux qui sy sont
associés.
Dit que nous sommes en République, le entre est encore fécond
et insiste sur le fait que le devoir de mémoire est aussi un devoir
de vigilance. Souligne que les cérémonies de la journée
de la déportation du 27 avril dernier, choisie pour linauguration
du nom de la Place, ont été marquées par labsence
des élus de la gauche plurielle.
Estime que Monsieur Leost, en tant que Président du groupe de la
gauche plurielle, devrait donner une explication à cette absence
à lensemble des concitoyens.
(retour)
Juin
2003
L'Europe de Maastricht et la régionalisation
: nos communes sont en danger !
LEurope de Maastricht au service de la mondialisation
est à luvre. La pioche des démolisseurs, obligés
du MEDEF qui rêve de «tiers-mondiser» la France (chantage
à la délocalisation) sattaque aux services publics,
au système de retraite, à l'enseignement public, à
la protection sociale (hôpitaux, sécurité sociale
).
Pour arracher tous nos grands acquis sociaux, il leur faut maintenant
briser ce qui est leur cadre et leur garantie : lunité nationale.
La loi ne sera plus la même pour tous. Leur arme : la régionalisation.
Les collectivités territoriales pourront déroger aux lois
et décrets de la République. Cest la fin de l'unité
et de l'indivisibilité de la République.
Déjà la loi sur la communauté de communes et dagglomérations
votée sous Jospin faisait partie de ce processus destiné
à casser ce socle de notre démocratie républicaine
que sont nos 36.000 communes en substituant des regroupements forcés
à la libre coopération entre les communes dans le cadre
de syndicats intercommunaux.
(voir laugmentation dimpôt subie par les habitants de
Paray due au déficit de la communauté «les portes
de lEssonne» et limpuissance de leurs élus dans
ce système).
(retour)
Octobre 2003
Déclaration au Conseil Municipal
du 13 octobre 2003 concernant la M.J.C. et les intermittents.
Je ne voterai pas la subvention supplémentaire pour
la MJC, par principe, parce quen mettant à la porte du jour
au lendemain une association (Le Quartet Buccal) quelle hébergeait
depuis 10 ans au seul motif que cette dernière a exposé,
lors d'une manifestation communale festive, le sort réservé
aux intermittents du spectacle, la M.J.C. a payé son fonctionnement
au prix de son indépendance.
Les intermittents sont au nombre de 100.000. Ils sont au cur de
la création et de la production culturelle. Ils vivent dans leur
très grande majorité du fait de leur statut, dans une situation
précaire quaggravent les exigences, une fois de plus, du
MEDEF.
Certes, la fête des associations est une manifestation apolitique,
mais elle nest pas pour autant une récréation de patronage.
Les français sont des citoyens responsables qui peuvent quand on
sadresse à eux, faire la part des choses. Lexpression
de linformation donnée par cette association est dans notre
tradition républicaine.
Il y a deux ans, vous rappeliez en Conseil Municipal, que la commune subventionnait
pratiquement totalement la M.J.C. mais que vous étiez jaloux de
son indépendance. Vous vous êtes départi de cette
position en demandant à la M.J.C. de donner congé à
cette association sous peine de lui retirer son financement. Quant au
Conseil d'Administration de la Maison des Jeunes et de la Culture, il
a donné la forte impression dêtre aux ordres : ce nest
bon ni pour les jeunes, ni pour la culture. Sa décision est en
tout cas contraire à la tradition des M.J.C. et à ce qu'on
attendait delles à leur création.
Pour la subvention : La Majorité Municipale, le M.N.R.(Megret),
la Gauche Plurielle.
Contre la subvention : La Gauche Républicaine
(retour)
Janvier 2004
BUDGET 2004
Les orientations programmatiques de la majorité actuelle,
pour Savigny Égalité, c'est non !
Intervention de Jean Estivill au nom de la Gauche Républicaine
au conseil municipal du 27 janvier 2004. (extraits)
Monsieur le Maire,
L'année dernière vous nous disiez que l'investissement était
en attente. Il n'augmentait en effet que de 2%. Aujourd'hui vous nous
affirmez qu'il est considérable, résultat des subventions
obtenues pour les réalisations qui vont débuter cette année.
On doit donc apprécier votre budget à l'aune de votre mandature
de 6 ans et se poser la question : ces équipements - nécessaires,
souhaités et votés par la Gauche Républicaine - sont-ils
suffisants pour ne pas laisser Savigny sur le bord du chemin de la modernisation
? Je réponds non !
Sans doute êtes-vous conforté par la position de la Gauche
Plurielle qui vous donne raison lorsque vous refusez notre demande de
construire une piscine et qui écrit que c'est démagogique.
De même que la perspective de faire passer le tramway entièrement
financé par la Région à Savigny, vous laisse indifférent
tout comme les élus socialistes qui le réclament pour Juvisy.
Pourtant notre dossier serait autrement plus solide que celui de Viry
ou de Juvisy (l'itinéraire avancé est une absurdité).
A Athis Mons, un comité vient de se constituer pour demander qu'il
soit " dérouté " vers le centre ville
En restant en dehors de ce projet, on insulte l'avenir. Mais après
tout, peut-être qu'avec la Gauche Plurielle vous confondez -pour
reprendre une comparaison connue - «le bonheur avec l'immobilisme».
Je n'ai pas entendu dans vos orientations pour 2004 quoi que ce soit concernant
un plan de circulation. Ce dernier est de plus en plus nécessaire,
tant au point de vue de la sécurité des piétons,
que du stationnement. J'avais cru comprendre que vous alliez en lancer
l'étude. Qu'en est-il ?
Un point concernant la culture. Le cinéma Excelsior serait en vente.
Lors du dernier Conseil Municipal, on a examiné cette éventualité.
Ne laissez pas passer cette opportunité de faire retourner les
saviniens vers les salles obscures. Car si le cinéma se porte mal
à Savigny, ce n'est pas le 7e art qui est en cause.
Bien entendu il ne faut pas se contenter d'association de soutien sans
lendemain, ou de subventions versées à fonds perdus (150
000 Francs par an !
).
Partout où une volonté forte s'est manifestée d'initiative
privée soutenue par la municipalité ou directement municipale,
la population a montré son attachement à cet art populaire.
Il y aurait un beau chantier pour qui aurait un peu d'ambition culturelle
pour notre ville.
(retour)
Janvier 2004
Et si enfin à Savigny, on prenait
au sérieux les problèmes de sécurité des piétons,
de circulation, de stationnement...
Savigny a 110 kilomètres de rue. Cest certes
beaucoup, mais cela devrait inciter la municipalité à faire
un effort particulier pour la voirie. La Gauche Républicaine na
jamais voté son budget, bien insuffisant, pour permettre sa modernisation
et procéder à la réfection des trottoirs dont certains
sont devenus virtuels, en tout cas impraticables pour les poussettes et
dangereux pour les personnes âgées.
Le stationnement est devenu une source de tracas permanent. Une des réponses
des socialistes lors de lenquête du Plan de Déplacement
Urbain (P.D.U.) : le stationnement payant qui taxe les saviniens et menace
le petit commerce est une aberration qui ne sera espérons-le
jamais retenue.
La solution passe par la demande que Savigny Egalité a maintes
fois formulée, dun plan de circulation. Sa conception et
sa mise en uvre sont sans doute délicates mais cest
la seule voie que le courage et le bon sens commandent.
Lactuelle majorité, ni les socialistes nont voulu se
battre pour le tramway financé par la Région qui aurait
pu relier Villejuif à la future gare dÉpinay sur laxe
Évry / Massy / Paris en empruntant le Boulevard Aristide Briand.
Serions-nous donc condamnés à Savigny à limmobilisme
?
Savigny Egalité se prononce depuis toujours pour un système
de minibus, permettant de compléter les services RATP-STS pour
:
Désenclaver certains quartiers comme les Prés Saint
Martin
Être mis à la portée des jeunes en particulier
qui se rendent à leurs activités sportives et culturelles
De même, nest-il pas temps denvisager
comme le propose le programme de Savigny Egalité, la mise en place
dun réseau de circulation douce et sécurisé
pour les piétons et les cyclistes.
(retour)
Janvier 2004
La laïcité au cur
de de la République
Circulaire de Jules Ferry
du 17 novembre 1883 aux instituteurs (extrait).
«Le législateur a eu pour premier objet de séparer
l'école de l'église, d'assurer la liberté de conscience
et des maîtres et des élèves, de distinguer enfin
deux domaines longtemps confondus, celui des croyances, qui sont personnelles,
libres et variables, et celui des connaissances qui sont communes et indispensables
à tous».
Déclaration de Jean Estivill au nom de la Gauche
Républicaine au conseil municipal du 27 janvier 2004 à propos
des subventions et de la laïcité.
L'école du Sacré Cur reçoit depuis de nombreuses
années une subvention communale. En 2002, elle se montait pour
53 enfants à 11 430 Euros (74 975 Francs). Aujourd'hui conformément
à la loi, nous devons lui accorder une subvention nouvelle qui
se traduit par une charge pour la commune de 392 Euros (2 570 Francs)
par enfant savinien scolarisé dans cette institution confessionnelle
qui est déjà largement financée par nos impôts
puisqu'elle est sous contrat avec l'Etat.
Pour justifier une telle dépense :
On nous dira : ces élèves sont ceux qui ont échoué
à l'Ecole Publique.
On nous dira : « c'est le prix à payer pour la liberté
».
Nous avons déjà entendu ces arguments.
En ce qui concerne le premier, nous connaissons suffisamment bien nos
écoles saviniennes pour ne pas nous risquer à dire que l'école
confessionnelle du Sacré Cur, c'est l'école de la
réussite, et nos écoles primaires laïques et publiques
celles de l'échec.
Ce n'est certainement pas non plus le prix à payer pour la liberté
mais bel et bien celui pour renforcer la particularisme : conception navrante
de l'organisation sociale dans un contexte qui ne peut laisser indifférent
un républicain. Nos sociétés sont menacées
par le communautarisme. Tout y concours. Au plan international, aussi
bien le christianisme sectaire d'un Bush que le fondamentalisme islamique.
A deux pas de chez nous, l'exemple effrayant de la Yougoslavie martyrisée
devrait pourtant nous inspirer. Il est vrai que le modèle républicain
laïque de la France est destiné à nous préserver
de ce fléau communautariste. Encore faudrait-il ne pas brouiller
le concept de laïcité. Nous n'en prenons pas le chemin.
Il a fallu des décennies dans certaines régions pour faire
admettre que le crucifix n'avait pas sa place dans une salle de classe
de l'école publique. Maintenant, après que le ministre de
l'éducation nationale Lionel Jospin s'est défaussé
sur le Conseil d'Etat en particulier avec l'article 10 de sa loi de 1989,
certains nous expliquent que le voile doit avoir droit de cité
à l'école publique, au nom de la tolérance, de la
liberté individuelle, de la laïcité. Belle imposture
et quelle dérive !
Non, ce n'est pas la laïcité. Donner des droits à des
communautés particulières, c'est dessaisir les individus
de ces communautés de leur droit de disposer d'eux-mêmes.
En droit, faut-il le rappeler, il n'existe pas de droit à la différence
: L'égalité est la règle. Mais qu'en sera-t-il demain
?
Avec la régionalisation-décentralisation, avec un financement
éclaté de l'école, les forces partisanes, religieuses
ou idéologiques, les féodalités locales ne manqueront
pas d'accroître les difficultés à maintenir ce garant
de l'égalité, de l'émancipation et de l'intégration
qu'est la laïcité.
D'ailleurs, l'Union Européenne qui exige la régionalisation,
l'Europe de Maastricht n'accepte pas notre modèle républicain.
La position de la Pologne à l'occasion de l'élaboration
de la constitution européenne est bien éclairante à
cet égard.
Être conséquent dans le domaine de l'école, c'est
reconnaître que lorsque les fonds publiques ne vont pas exclusivement
à l'école publique, on ouvre la voie à toutes sortes
de manuvres pour disloquer ce socle fondamental de la République
qu'est la laïcité.
Vous comprendrez qu'aujourd'hui je regrette qu'au plan communal, on participe
au renforcement de ce processus.
(retour)
Mars 2004
Eau : Gestion déléguée
ou régie
Le contrat de concession de gestion du service public établi
en janvier 1985 arrive à échéance. Le Maire a demandé
au Conseil Municipal de renouveler la procédure de délégation.
Déclaration de Jean Estivill au nom de La Gauche
Républicaine au Conseil Municipal du 30 mars 2004 : «Les
dernières enquêtes de la Direction Générale
de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes
portant sur lannée 1999 établissent que les prix en
gestion déléguée sont toujours supérieurs
de 14% à ceux pratiqués en régie. La délégation,
cest une eau plus chère, cest aussi une maîtrise
moindre par les élus qui sont pieds et poings liés pendant
20 ans par un contrat avec une société en position de monopole.
Je ne métendrai pas sur les effets dun tel monopole,
ni sur la logique qui sous-tend lactivité de ce type de société.
Retenons le peu de cas quelles font parfois de leur obligation dentretien
qui se heurte à leur souci de rentabilité à court
terme. Il sagit pour elles de dégager des bénéfices
immédiats sans se soucier de lavenir et de la pérennité
des installations. A terme cest inévitablement la commune
qui en supporte les conséquences. De telles considérations
participent-elles dune idéologie ? Peut-être ! mais
comme celles qui président au choix de la délégation
à priori. Cest le cas aujourdhui en nenvisageant
à aucun moment de manière sérieuse et constructive,
la régie directe.
La Municipalité que vous présidez a eu 20 ans pour se donner
les moyens de la gestion directe. A défaut elle aurait pu au moins
procéder à une analyse qui nous permettrait de faire un
véritable choix. La gestion directe à Savigny qui rendrait
le service de leau moins onéreux et mieux maîtrisé
par les élus donc par la population, nayant pas fait lobjet
de cette enquête de faisabilité, je ne donnerai pas ma voix
pour le livrer pendant 20 ans à des intérêts privés
qui sont rarement les mêmes que ceux de la collectivité».
Approbation du principe de la délégation du
service public d'eau potable :
Pour la délégation : La Majorité Municipale, le M.N.R.(Megret),
la Gauche Plurielle.
Contre la délégation : La Gauche Républicaine
(retour)
Avril 2004
Imposition locale, services publics,
salaires, protection sociale... La souveraineté nationale remise
en cause... Cest Bruxelles et le MEDEF qui commandent !
Toute augmentation des impôts et du prix des services
rendus aux familles quon voudrait faire passer pour modérée,
parce que nexcédant pas linflation, devient dans le
contexte économique et social actuel un facteur dappauvrissement
inacceptable.
A Savigny, cette année, les taux ne varient pas, mais quand les
saviniens recevront leur feuille dimposition, ils constateront que
leurs impôts ont bel et bien augmenté. Et cela ira en saggravant
car cest dans la logique de lUnion Européenne et de
la décentralisation.
Les collectivités locales comme lEtat subissent les critères
de Maastricht. Elles sont soumises aux exigences budgétaires de
Bruxelles. Pour financer les transferts de compétences, on aura
de plus en plus recours aux impôts locaux. Au principe républicain
qui veut que chacun contribue en fonction de ses moyens, on substitue
la taxation uniforme sans prise en compte des ressources des ménages.
A cela sajoute la politique salariale développée depuis
plusieurs années. Lexemple des fonctionnaires est éclatant.
Ces derniers ne sont pas une identité abstraite : instituteurs,
infirmiers, agents de police, employés de collectivité...
leurs salaires sont modestes, guère plus élevés que
le SMIC : ils nont progressé cette année que de 0,5%.
Depuis janvier 2000, ils ont connu une perte de pouvoir dachat de
6% (dans le secteur privé la situation est pire).
La Gauche Républicaine ne peut cautionner une telle politique décidée
à Bruxelles et imposée par le MEDEF, qui se traduit aussi
par la destruction de nos services publics, de notre système de
retraites, de santé, de sécurité sociale et
effet de la décentralisation par laugmentation de
limposition et du prix des services municipaux.
(retour)
Mai 2004
Fixation des tarifs relatifs au traitement
des ordures ménagères pour lannée 2004
Séance du conseil municipal du 27 mai 2004
La ville de Savigny sur Orge a transféré sa compétence
en matière de traitement des ordures ménagères au
syndicat intercommunal pour la revalorisation et lélimination
des ordures ménagères (SIREDOM) dont le territoire dintervention
sétend sur 112 communes. le Maire expose que le SIREDOM a
par une délibération de ce comité syndical en date
du 15 janvier 2004, approuvé les tarifs pour lannée
2004.
Extraits des délibérations du conseil municipal
Jean Estivill se félicite de la précocité avec laquelle
le tri sélectif a été installé dans la ville
et ajoute que la formule du SIREDOM, qui na rien à voir avec
lintercommunalité forcée des communautés de
communes et dagglomérations lui convient tout à fait.
Affirme quil faut tout de même être vigilant ainsi que
la municipalité a pu le constater avec la SEMARDEL. Il fait dailleurs
observer que certains chiffres sont bien supérieurs à laugmentation
de 1% mentionnée par le rapporteur M. Mérigot, mais marque
une hausse allant de 6% à 9%. Dit que son impression est que, comme
les «Shaddock», plus on trie, plus on paie. Souligne que laugmentation
dans certains secteurs est réellement importante et souhaite avoir
une explication qui déterminera son vote.
Vote sur les tarifs
Pour : La Majorité Municipale, le M.N.R.(Megret), la Gauche Plurielle.
Contre : La Gauche Républicaine
(retour)
Novembre 2004
Le 27 novembre, Savigny Égalité organisait
un débat public avec Marc Dolez, Député et premier
secrétaire de la fédération du Nord du P.S. sur le
thème :
Pourquoi il faut refuser la Constitution Européenne.
Nous lavons déjà écrit, lEurope
telle quelle se construit commande la destruction de la République
une et indivisible et la remise en cause par la régionalisation
de lÉgalité des citoyens. Les services publics doivent
disparaître remplacés par des «services d'intérêt
économique général» soumis aux règles
de la concurrence. La politique économique et budgétaire
des états doit être placée sous tutelle de la commission
européenne.
Il sagit de faire disparaître les législations nationales.
Cest la fin de la souveraineté nationale instituée
par la déclaration des droits de lhomme et du citoyen sur
laquelle se sont fondées nos constitutions à partir de 1791.
Article après article on découvre dans cette constitution
que tout ce qui a été édifié par la République
ou acquis par les luttes progressistes et sociales doit être balayé :
protection sociale, code du travail, égalité homme-femme,
droit à léducation, liberté de réunion
et dassociation, laïcité,
Le regroupement forcé des communes, la décentralisation
sous couvert de modernisation, le transfert de 'imposition aux collectivités
locales, rompant avec la progressivité de limpôt, tout
cela sinscrit dans une logique globale imposée par Bruxelles.
Une telle perspective de changement de société mérite
que les citoyens en débattent. Encore faudrait-il quils soient
informés. Cest là le rôle des partis, mais le
font-ils ?
Il existe pourtant des hommes de conviction et de dossier.
Marc Dolez est de ceux-là, qui déclarait le 3 octobre à
Douai : «Pour nous, puisque nous sommes socialistes et européens,
nous refusons un texte qui tourne le dos aux valeurs qui sont les nôtres,
à lidéal que nous portons. Nous refusons un texte
qui consacre le libéralisme, qui consacre la dictature du marché
et la domination du capital
».
(retour)
Avril 2005
Lettre aux Présidents de groupe des élus
municipaux
Constitution Européenne
Les Saviniens ont le droit dêtre informés !
Savigny Égalité propose lorganisation dun grand
débat public.
La constitution européenne est une menace pour notre
République et pour les acquis sociaux et progressistes que les
Français se sont donnés, ceux en particuliers issus du programme
du Conseil National de la Résistance. Le CNR créé
par Jean Moulin, voulu par le général De Gaulle était
composé de chrétiens sociaux, de communistes, de gaullistes
et de socialistes. En 1944 à Paris, le général De
Gaulle recevant une délégation du CNPF ancêtre du
MEDEF eut ces mots : «Messieurs, je nai vu aucun dentre
vous à Londres!». Cest en effet sur fond de défection
voire de collaboration du patronat, que les partis démocratiques
impulsèrent la reconstruction de la France, et élaborèrent
une législation qui est lhonneur de notre pays. Aujourdhui
Bruxelles et lhéritier du CNPF le «Baron Sellière»,
veulent donner les derniers coups de pioche pour détruire cette
uvre déjà bien entamée. La constitution européenne
signe la fin de la souveraineté nationale que nous devons à
la grande Révolution française, le dessaisissement des citoyens
de leur pouvoir démocratique, limpossibilité de futures
avancées sociales, la condamnation des services publics, du code
du travail, de la sécurité sociale et de la mutualité.
Le cadre imposé est celui du triomphe du modèle anglo-saxon,
aux antipodes de notre conception séculaire du pacte républicain.
il ouvre directement la voie au communautarisme et à la dépendance
vis-à-vis des USA. Un changement total de société
nous est imposé ! (...) Peut-on accepter que la constitution européenne
soit adoptée par défaut grâce à labstention,
parce que lon cache à la nation lenjeu réel
du scrutin ? Les états majors politiques disent qu«il
faut réconcilier les Français avec la politique» Chiche
! Pour ma part je croix assurer mon rôle délu en assumant
clairement mes convictions et en vous proposant de confronter nos divergences.
Cela pourrait se faire en organisant un grand débat public où
nous pourrions tout à la fois développer nos positions,
et ouvrir un large dialogue avec les Saviniens lassés des faces
à faces parfois complaisants, souvent stériles, toujours
dominés par la langue de bois de la télévision. Dans
lattente de votre décision, et je lespère dune
proposition concrète dorganisation de ce débat public,
veuillez agréer, Monsieur le Maire, chers collègues, lexpression
de mes salutations cordiales et républicaines.
(retour)
Juin 2005
A Savigny, on na pas le droit
dapprendre à nager.
Cest sous ce titre que Geoffroy Tomasovitch rendait
compte dans le Parisien du 27 août 1992 de la campagne de Savigny
Égalité pour la construction dune piscine.
Dans le même article le secrétaire général
de Mairie dalors (pourquoi un fonctionnaire territorial et non pas
un élu ?) expliquait : «Ce projet nest ni indispensable
ni prioritaire, toutes les villes voisines ont des bassins. Et puis on
manque de terrain à bâtir». On notera le mauvais argument
du terrain à bâtir quand on sait maintenant tout ce qui sest
édifié depuis 13 ans.
Le programme de Savigny Égalité prévoyait en 1989
la construction dune piscine dans notre ville. Reprise en 1995 et
2001, cette proposition avait en effet été l'objet dune
campagne en 1992 qui recueillit des milliers de signatures.
Létude que nous avions effectuée, balayait toutes
les objections concernant son coût et ses charges de fonctionnement.
Tous ceux qui se sont penchés sérieusement sur ce dossier
le savent, cela nentraîne aucune augmentation dimpôt.
Il sagit dun projet réaliste qui correspond à
un besoin réel (apprentissage de la natation, rééducation,
sport, loisirs,
).
Les élus de la majorité ont toujours affirmé que
ce nétait pas une priorité. Les élus socialistes
se sont toujours prononcés contre une piscine. On a même
pu lire sous la plume de leur élue, chef de file à lépoque
de la gauche plurielle que cétait démagogique. Nous
ne retiendrons pas linélégance du propos mais il reflète
bien létat desprit de ces derniers et leur ignorance
affligeante des intérêts et de la volonté de la majorité
des saviniens.
Il nous faut créer un mouvement dopinion suffisamment fort
pour que la nécessité dune telle réalisation
ne soit plus contestée.
En Conseil Municipal, jai demandé quune étude
soit lancée. Si lactuelle majorité se retranche derrière
son programme, on ne doit pas pour autant insulter lavenir en écartant
la question.
(retour)
Novembre 2005
Le tramway pour Savigny
Nous écrivions dans le bulletin de Savigny Égalité
de juin : il fait bon vivre à Savigny - sans doute - mais
pour combien de temps ? on peut rajouter : si on refuse de comprendre
que gouverner cest prévoir.
il y a 5 ans nous alertions les édiles saviniens : Le tramway pour
Savigny cest nécessaire et cest possible. A lécho
favorable de la population à notre campagne, répondit lindifférence
totale des élus de lépoque. Lenquête sur
le PDU (Plan de Déplacement Urbain) aurait du être lopportunité
dexiger que la ligne de tramway qui, partant de Villejuif, doit
dans un premier temps, relier Athis-Mons, se prolonge à Savigny
le long du boulevard Aristide Briand. Nous affirmions : ce peut être
le début dun règlement rationnel des problèmes
de transport avec la volonté datteindre des objectifs de
services publics, décologie et de sécurité.
Cest aussi la possibilité de stopper la transformation inexorable
du grand axe savinien A6/N7 (bld Aristide Briand) en mini autoroute. Un
tramway jusquà la future gare dEpinay (actuel Centre
Commercial) sur la nouvelle ligne SNCF devry-Massy, offrirait une
voie supplémentaire daccès à Paris pour les
saviniens.
partout où le tramway a été choisi, la population
en a été satisfaite. Cest le mode de transport en
commun qui simpose progressivement dans toutes les villes tournées
vers lavenir. De plus, il redynamise le petit commerce et augmente
la valeur du patrimoine immobilier. Pour nous cest une réalisation
régionale sans incidence sur les impôts locaux. Or rien nest
arrêté à partir dAthis-Mons, un projet vers
la gare de Juvisy a levé un bouclier de protestation bien légitime.
Le candidat UMP aux Cantonales de Juvisy déclarait lui-même
en 2004 : la gare RER amène déjà 60 000 voyageurs
en transit chaque jour, avec le tramway on monte à 80 000 voire
90 000 personnes sans compter les problèmes techniques. Il ne doit
pas venir jusquici. Le prolonger le long de la N7 comme le
réclament Viry et Ris Orangis... est-ce là lintérêt
du nord de lEssonne, est-ce cela que nous voulons ?
il est encore temps de se saisir de ce dossier. nos arguments seraient
autrement plus convaincants pour la Région. La prétention
de Savigny à bénéficier du tramway est bien plus
fondée que celle des villes voisines. Va-t-on rester encore longtemps
larme au pied ?
(retour)
Avril 2006
Les directives de la commision européenne
Article de la Gauche Républicaine publié
à 16 000 exemplaires
dans le cadre de l« expression libre » du bulletin municipal
Hausse des impôts locaux, destruction du code du travail,
démantèlement des services publics, de la SNCF. On ne peut
prétendre s'opposer à cette politique et défendre
l'Europe libérale actuelle. Qu'on en juge avec les services publics
France Telecom (ex PTT) devient un établissement
public autonome assujetti aux règles commerciales. C'est la transposition
par Rocard en 1990 de la directive européenne (DE) 90/388/CEE du
28.06.90. En 1996 avec Juppé France Telecom est transformée
en société anonyme. Jospin introduit en bourse 21% du capital.
Ils ont suivi les directives européennes (DE) 95/62/CE du 13/12/95
et 96/19/CE du 16.03.96. Raffarin décide fin 2003 que le téléphone
de base devenu service universel par l'U.E. soit ouvert à la concurrence.
Il obéit aux DE 98/10/CE du 26.02.98 et 2002/77/CE respectivement
approuvées par Jospin et lui-même.
La Poste (ex PTT) : La DE 97/67/CE du 15.12.97 et
2002/35/CE du 10.06.02, la 1ère approuvée, la 2nde préparée
par Jospin se traduit par la loi d'orientation du 25.12.99 Art.19. Le
1er janvier 2005 le monopole du service public de La Poste est supprimé
et ouvert au privé pour les courriers de plus de 100g, puis de
50g sous Raffarin qui crée aussi la banque postale.
Electricité de France (EDF) : La DE 96/92/CE
du 19.12.96 acceptée par Juppé entraîne la loi du
10.06.00 sous Jospin. EDF est séparée en deux : EPIC, EDF
et RTE, accès des tiers aux réseaux, ouverture à
la concurrence effective pour 36% le 10.02.03. Avec la loi du 09.08.04
EDF devient une société anonyme privée sous Raffarin.
Gaz de France (GDF) : La DE 98/30/CE du 28.06.98
approuvée par Jospin est suivie de la loi Raffarin du 03.01.03.
d'ouverture à la concurrence privée pour les grandes entreprises
en France. Avec la DE 2003/55/CE du 26.06.03. et la loi du 09.08.04 sous
Raffarin GDF est séparée en deux : GDF et GRT transformées
en sociétés anonymes.
Jean ESTIVILL
(retour)
Avril
2008
Mais pourquoi la vague rose s'est-elle
arrêtée
à Savigny ou la défaite auto-prorammée
de l'opposition par les socialistes saviniens !
La poussée de la gauche au plan national aux dernières
élections n'est pas contestée. Les cantonales en sont le
meilleur indicateur : 51% contre 44%. Aux municipales la multiplication
de toutes sortes d'alliances, la résistance locale de maires bien
implantés interfèrent dans ce diagnostique. Une donnée
est pertinemment relevée - elle nous concerne à Savigny
- par le sénateur socialiste, ancien ministre et fondateur de «
Pour la République Sociale », Jean-Luc Mélenchon :
« Le MoDem n'apporte rien à la gauche face à la droite
» et de conclure dans son journal « A GAUCHE » : «
le MoDem transparaît donc dans ces élections municipales
sous sa vraie réalité politique, un parti de droite avec
lequel la gauche n'a rien à gagner ». Là est l'une
des clefs de la défaite de l'opposition à Savigny. Plus
que l'implantation du maire sortant qui n'a réuni qu'un peu plus
du quart des inscrits, c'est bel et bien l'absence d'un programme alternatif
à sa politique de la liste MoDem/PS qui explique le résultat.
Le refus des électeurs de gauche de se reporter sur le candidat
socialiste compromis dans cette aventure au 2nd tour des cantonales, est
édifiant. SAVIGNY ÉGALITÉ et le PC ont respectivement
réalisé 1080 et 374 voix, le MoDem 749 or le PS n'a progressé
que de 600 suffrages : un désastre !
Dès début janvier nous avons rompu toutes négociations
avec le PS dont l'orientation politique ne différait pas de celle
de Jean Marsaudon : refus de condamner le couvre-feu, de construire une
piscine, d'envisager la remunicipalisation, de revendiquer pour notre
ville le tramway régional, de lier aux directives européennes
la disparition des services publics (La Poste, Hôpitaux), la liquidation
du code du travail
Pour l'emporter il faut créer une dynamique
et cette dernière ne peut naître que de l'espoir de voir
les choses changer, et non pas de seulement vouloir être Khalife
à la place du Khalife. En votant aux municipales pour SAVIGNY ÉGALITÉ,
près de 1400 saviniens ont fait confiance à cette démarche.
C'est fort de ce résultat et à partir de cette analyse que
nous jetterons les bases de la reconquête en dehors des combinaisons
politiciennes sans principe.
(retour)
Juin
2008
Intervention de Jean Estivill au
conseil municipal de juin 2008
Nous avions lors des dernières élections qui nous ont portés
au conseil municipal et qui ont dégagé une majorité
de droite, à gauche de sérieuses divergences.
Si sérieuses, si profondes que dès janvier 2008 avec mes
amis après deux rencontres de 2 heures de discussion, nous avons
fait savoir à M. Fabre que nous perdions notre temps, que nos fondamentaux
n'étaient pas les mêmes :
- Refus de condamner le couvre feu décidé depuis 2001.
- Refus de s'engager dans la remise en question de la délégation
de l'eau pour envisager la re municipalisation.
- Refus de construire une piscine à Savigny (il n'y aurait plus
d'endroit disponible), de revendiquer le tramway régional pour
notre ville.
- Article ultra-sécuritaire de sa future colistière Mme
Chadia Semdani, qui nous fait croire à un article d'un opposant
de droite contre la gestion d'un maire de gauche.
- Volonté de nous condamner de manière volontaire à
l'intercommunalité, alors que nous avions maintes fois ici même
et dans notre programme dénoncé cette machine de guerre
de l'Europe libérale et de la décentralisation-régionalisation
contre nos 36 000 communes et nos départements (disparition desquels
voulue dans le rapport Attali) hérités de la grande révolution,
et qui permettent une véritable démocratie de proximité
avec plus de 300 000 élus véritablement responsables.
- Aucune présentation d'un programme alternatif à celui
de la municipalité sortante. M. Fabre en était en janvier
encore à interroger quelques saviniens un stylo à la main,
accompagné d'un photographe. Bref le nec plus ultra de la démocratie.
Une photo d'une de ses colistières donnant l'impression qu'elle
prenait une commande, confirmait le manque de crédibilité
concernant la connaissance que son groupe avait de notre ville. Que dire
de la présence de M. Fabre à une cérémonie
décidée par Jacques Chirac, contestée par la majorité
des anciens combattants dont la sensibilité est plutôt de
gauche, sans que l'ombre d'une explication de cette présence hautement
symbolique nous soit donnée, et pour cause M. Fabre ne savait pas
de quoi il s'agissait.
Cela faisait beaucoup. Bref, nous avons rompu. Le mois suivant c'était
le parti communiste qui suivait notre exemple. Je dois dire qu'en ce qui
concerne Savigny Égalité nous l'avons fait sans qu'à
aucun moment la composition partidaire ou nominative ait été
évoquée : La question du programme et de la stratégie
était primordiale.
M. Fabre s'est allié avec le MoDem. Depuis longtemps la messe était
dite. M. Fabre fait partie de ceux qui ostensiblement ont abandonné
les rives de la gauche pour celles du centre. Nous avons eu une preuve
plus que concrète et éclatante quand lors de l'élection
du Maire ma candidature n'a recueilli que les voix de la gauche républicaine.
M. Fabre ne présentait personne mais son groupe s'abstenait.
Nous avons analysé dans un texte publié dans le bulletin
municipal et qu'on a pu très rapidement consulter sur notre site,
les causes de la défaite de l'opposition : La stratégie
de M. Fabre, l'absence de programme alternatif à celui de Jean
Marsaudon - on partage ou non cette opinion - elle n'a rien d'infamant,
nous a conduit parce que nous sommes conséquents à refuser
à des émissaires du parti socialiste de soutenir Jean-Marc
Defrémont, qui n'est pas en cause, tous comme ses deux camarades
que j'estime, et de le répéter à Michel Berson, président
du Conseil général, qui dès le lundi me téléphonait
pour me faire la même demande. Je le regrette pour Jean-Marc Defrémont,
mais il avait fait un choix, celui de la tête de liste municipale
M. Fabre, d'un programme et d'une stratégie qui creusait un fossé
entre nous.
Voilà donc des faits et un point de vue. Rien à voir avec
les méthodes détestables et inacceptables de M. Fabre. Ces
méthodes je veux les dénoncer ici de manière je dirais
solennelle.
Absent du dernier conseil municipal, je lis le compte rendu de l'échange
entre ma colistière de la gauche républicaine Lucienne Georges
et M. Fabre. Au reproche qu'elle lui fait à propos de l'article
publié dans Le Parisien, il répond : " Ce n'est pas
moi qui ai écrit l'article. " Ce n'était pas l'article
qui était en incriminé, c'était les propos de M.
Fabre. Que pouvait signifier sa réponse, si ce n'est que les propos
qu'on lui prêtait, n'étaient pas les siens. La journaliste
du Parisien, Mlle Colcombet appréciera le courage de M. Fabre qui
en quelque sorte s'est défaussé sur elle. Ce pouvait n'être
qu'un incident et paraître clos. En fait ces propos étaient
bien les siens, mais pire alors que devant Lucienne Georges, M. Fabre
esquive, son article dans le bulletin municipal est déjà
écrit. Que peut-on lire dans ce bulletin tiré à 16
000 exemplaires : " Sa colistière, émue aux larmes
lorsqu'elle a félicité le maire pour sa réélection,
se fait photographier sur les photos officielles des élus UMP.
"
M. Fabre est tellement content de son torchon odieux, qu'il croit être
une analyse politique, qu'il le met sur son blog. Oui, M. Fabre a un blog
personnel !
Non trop, c'est trop ! Personne ne saurait confondre une analyse politique
et ses propos faits d'insinuations, de dérisions, de doutes sur
les convictions, et surtout avec un tel acharnement sur la même
personne, avec une mauvaise foi dont je donnerai un exemple : La présence
de Lucienne Georges sur une photo qu'il présente comme une preuve
de connivence entre Lucienne Georges et la majorité de droite alors
qu'il sait parce qu'on lui a dit, ici même qu'il s'agit d'une photo
du conseil municipal, à telle enseigne que Jean-marc Defrémont
lui-même l'a déclaré : Il y aurait figuré,
" s'il avait été prévenu " a-t-il dit,
ce qui ne change pas le problème, mais qui confirme ainsi, que
ce que M. Fabre présente comme infamant n'est en réalité
qu'une démarche naturelle. Je ne suis pas sur cette photo, je le
regrette car je m'enorgueillis de siéger au conseil municipal pour
défendre mes idées à coté quelle évidence
d'une majorité qui n'a pas les mêmes.
J'en ai assez dit sur la mauvaise foi de M. Fabre. Sa mauvaise foi est
patente, mais son insinuation est ignoble, quand toujours s'acharnant
sur Lucienne Georges, il ironise je cite sur " les sanglots dans
la voix " de celle-ci quand parce que doyenne de notre assemblée,
elle installe le 1er magistrat de la ville.
De quel droit M. Fabre met-il en cause les convictions et l'engagement
de Lucienne Georges ? Les anciens résistants ont plus de 85 ans,
combien ont disparu, en particulier le " Tigre ", l'époux
de Lucienne Georges, ainsi surnommé par ses camardes de combat
FTP de Corrèze. Nul doute qu'il lui aurait demandé plus
de respect, lui M. Fabre qui accueille complaisamment le propos d'un de
ses jeunes colistiers sur son blog, comment n'y serait-il pas encouragé
d'ailleurs. Ce jeune homme n'hésitant pas à écrire
que " Lucienne Georges, grande résistante, devrait résister
au désir de faire parler d'elle. "
Quel bon mot ! Que cela est digne ! Non, l'age n'excuse pas tout. Guy
Môquet avait 17 ans et Lucienne Georges 16 lorsqu'elle décida
de risquer la prison, la torture, et la déportation. Oui si les
anciens résistants avaient 20 ans de moins, ils auraient exigé
le respect pour l'une d'entre eux, au nom de ce que M. Fabre lui doit,
entre autre la possibilité de siéger dans un conseil municipal
républicain.
M. Fabre se montre incapable de comprendre l'émotion de notre doyenne
le jour de l'investiture qui concrétisait sa lutte de toujours
pour garantir la pérennité de nos institutions communales
et républicaines. M. Fabre n'a à nous faire entendre que
son scepticisme fanfaron pour les convictions et l'honnêteté
de Lucienne Georges. Non trop c'est trop ! La connaissance de M. Fabre
d'une période que manifestement il ignore ne le dédouane
pas, ne l'autorise pas à mettre en cause l'honneur de notre collègue
de la gauche républicaine. Il doit ici aujourd'hui même dans
cette assemblée lui faire des excuses. Nous les attendons.
M. Fabre ne s'excusant pas
L'absence d'excuse de M. Fabre me conforte dans l'idée qu'il n'est
qu'un petit trou du cul.
(retour)
Août 2008
La Gauche Républicaine a voté
contre le budget 2008
Article de la Gauche Républicaine publié
à 16 000 exemplaires
dans le cadre de l« expression libre » du bulletin municipal
La Gauche Républicaine n'a pas pas voté le
budget 2008 qui correspond à la politique que la municipalité
va mettre en oeuvre.Le maire est fidèle à ses prises de
position : nous le sommes aux nôtres.Durant la campagne électorale,
son affiche officielle proclamait : «continuons»... celle
de SAVIGNY ÉGALITÉ : «engageons une politique dynamique
pour notre ville». Si on veut moderniser Savigny et par conséquent
l'équiper, en limitant les coûts, il faut le faire quand
les taux d'intéret sont bas. Ils ne le resteront pas. Le recours
systématique à l'autofinancement qui a les apparence de
la sagesse et de la prudence est en réalité une erreur.
Il entrave le dynamisme et fait obstacle à la modernisation dont
nous avons besoin. Je l'ai souvent dénoncé. Cela m'a valu
l'interpellation du maire en 2005 : «M. Estivill vous êtes
têtu !» Effectivement... et je persiste et signe ! D'autant
plus qu'il est juste détaler le poids des dépenses
sur plusieurs générations de saviniens qui vont bénéficier
des investissements. Le maire a coutume de dire ; «les emprunts
d'aujourd'hui sont les impôts de demain». Ce n'est qu'une
formule Elle ne doit pas nous dispenser d'une réflexion sur le
contexte économique et politique qui s'impose aux collectivités
locales. Concernant les impôts, ce qui menace les communes, c'est
la politique décidée à Bruxelles. Elles devront les
augmenter ou renoncer à bien des équipements et des services
justifiés. Les directives d'une europe que personnellement comme
55% des français j'ai refusée en mai 2005 et qu'on nous
impose en bafouant la souveraineté nationale, sont à l'origine
de ce processus. L'obligation faite aux départements dans le cadre
de la décentralisation-régionalisation de prendre en charge
de nouvelles dépenses, nous privant progressivement des subventions
qu'ils ne seront plus en mesure de nous octroyer (piscine,cinéma...).
Il existe d'autre part des chantiers que l'actuelle majorité peut
entreprendre sans trahir le mandat de ses électeurs et qui ne nécessite
qu'un faible investissement financier voire aucun : tramway régional
(toujours à l'étude) plan de circulation, défense
du commerce de proximité, mobilier urbain (toilettes, bancs, défébrillateurs)...
L'opposition sera constructive, puisse la municipalité de son côté
savoir tenir compte de son programme.
Jean ESTIVILL
(retour)
Septembre 2008
Allocution de Lucienne Georges doyenne
du conseil municipal au nom de Savigny Égalite le 29/09/2008
J'ai assisté à la veille du décès de Jean
Marsaudon au coté de sa directrice de cabinet Geneviève
Marsaudon, du directeur général des services Jean-Arnaud
Goddet, de Jean Estivill et de Jean-Claude Dave au plus bel hommage qui
pouvait lui être rendu. C'était mardi 16 septembre au tribunal
administratif de Versailles où nous étions convoqués
suite à la demande d'annulation des élections municipales.
Il était assigné pour des motifs qui faisaient de lui un
voleur de suffrages, un truqueur d'élections. Lui que j'ai combattu
politiquement, mais dont j'ai toujours admiré la droiture. J'étais
atterrée à l'énoncé des griefs, inventés
de toutes pièces. Et là j'ai assisté à la
plus magistrale leçon de justice et de morale qui pouvait être
infligée à ceux qui avaient eu l'indignité, parce
que le suffrage universel les avait désavoués de salir Jean
Marsaudon, et cela fut fait par la bouche même du commissaire du
gouvernement.
Mon âge hélas me confère le triste privilège
d'avoir assisté à un certain nombre de procès, je
n'avais jamais entendu un tel réquisitoire, aussi implacable, balayant
un à un tous - je dis bien tous - les arguments infâmes,
que les plaignants n'avaient pas hésité à utiliser.
Justice était rendue en quelques minutes à la droiture de
Jean Marsaudon.
Désormais plus personne n'essaiera de le battre. Pour ma part bien
sur je continuerai, à défendre mes idées qui n'étaient
pas les siennes, mais comme lui dans le respect de chacun, et ce avec
mes amis. Mais que chacun soit assuré que nous nous trouverons
toujours aux cotés des honnêtes gens, en travers du chemin
de tous ceux qui seraient tentés de récidiver, en essayant
comme ils l'ont fait dans le passé sans y parvenir, de salir la
mémoire de Jean Marsaudon.
Nos pensées vont à Geneviève Marsaudon, son épouse
à qui était infligée cette dernière épreuve,
et qui a eu la consolation d'annoncer à Jean Marsaudon les conclusions
sans appel du commissaire du gouvernement.
Lucienne GEORGES
(retour)
Septembre 2008
Une subvention au cinéma : pour
faire quoi ?
Article de la Gauche Républicaine publié
à 16 000 exemplaires
dans le cadre de l« expression libre » du bulletin municipal
La commune va aider à la rénovation du cinéma à
la hauteur de 620 000 €. Cela ne signifie pas quil y ait rupture
avec la pratique qui consistait ces dernières années à
lui verser une subvention annuelle de 23 000 € sans aucune convention
garantissant la variété, la qualité ou la programmation.
Nous ne sommes pas pour une politique culturelle « sous tutelle
», mais nous souhaitons néanmoins être assurés
de la qualité, de la diversité de loffre, des initiatives
propres à créer une dynamique dintérêt
et de fréquentation. Cela nécessite au minimum un cahier
des charges, à défaut de sappuyer comme le fait depuis
des années la commune avec la MJC sur un service reconnu et apprécié.
Ainsi il est octroyé à cette dernière une subvention
relativement importante (le budget primitif 2008 prévoit 190 000
€) justifiée par un certain nombre déléments
qui sont autant de garanties. La MJC a une histoire locale, un fonctionnement
démocratique avec un conseil dadministration élu,
elle participe au réseau des MJC qui garantit des échanges
fructueux et une déontologie bien établie. Chaque année
sa programmation est envoyée aux saviniens, et son budget est présenté
au conseil municipal.
Elle participe pleinement à la vie culturelle de la cité,
ce qui justifie laide financière quelle en reçoit.
Pour le cinéma, rien de tel. Certes il sengage à une
réduction de 50% sur les billets pour les scolaires et les associations,
mais mesurée en ces termes il faudrait 10 000 entrées par
an pour amortir la dépense communale. Nous sommes loin dune
véritable compensation. Cest pourtant le seul engagement
exigé par la Mairie. Le porte-parole d« Imagine Savigny»
sest félicité de cette initiative du Maire. Cette
convergence ne nous étonne pas. Pour notre part, nous nous sommes
abstenus car la subvention communale conditionnait la subvention du conseil
général. Mais notre vote exprime la grande réserve
que nous faisons quant à la portée dune telle mesure
pour la mise en place dune véritable culture cinématographique
dans notre ville.
A propos des méthodes quutilise le porte parole d«
Imagine Savigny», nous vous invitons à lire notre déclaration
au conseil municipal de juin 2008 en consultant longlet 2001-2008
de notre site
Jean ESTIVILL
(retour)
Mai 2009
Orientation budgétaire 2009
Intervention au conseil municipal (extrait)
La gauche républicaine a un programme depuis très longtemps.
Elle tient en particulier a trois grands dossiers relatifs à la
piscine, au petit commerce, ainsi qu'au problème soulevé
depuis plusieurs années et non repris concernant la possibilité
de faire passer à Savigny-sur-Orge, le tramway dont tout le monde
dit qu'il est destiné à la ville de Juvisy-sur-Orge. Personne
n'en parle sauf les membres du groupe " Savigny-Égalité
" le sujet n'intéressant aucun élu, et dans ces conditions
pas davantage les journalistes. La ville passe pourtant ici à coté
d'une modernisation extrêmement importante, qui ne lui coûterait
pas un centime puisque s'agissant d'un programme régional. Le journal
" Le Parisien " le confirme : le barreau sud ne sera jamais
réalisé, contrairement au tram-train Massy-Évry.
En passant sur le boulevard Aristide Briand, le tramway désenclaverait
Petit-Vaux, à partir duquel des transports se dirigeraient vers
Évry, Massy, et Paris. Il permettrait également à
tous les habitants du Plateau et du haut du Coteau de rejoindre ces trois
communes. Nous connaissons par ailleurs les répercussions et retombées
du tramway s'agissant notamment du petit commerce, le boulevard Aristide
Briand étant en train de se désertifier. Nous ne souhaitons
pas être les défenseurs des petits commerçants mais
du petit commerce, étant également désireux de défendre
les habitants. La transformation des modes de distribution engendre la
disparition du petit commerce mais il existe tout de même des moyens
de freiner et atténuer ces évolutions, non pas pour la défense
des intérêts des petits commerçants lesquels disposent
de syndicats pour le faire, mais pour les habitants. La disparition du
petit commerce engendre des problèmes de sécurité
et de déshumanisation de nos quartiers, des problèmes pour
les personnes âgées aussi. Où les habitants de la
rue Daniel Niort peuvent-ils acheter leur bifteck ? En quelques années
seulement le boucher, le charcutier, le poissonnier, et l'épicier
ont disparu de la rue Salengro. Il faut donc réagir car à
défaut de quoi il n'y aura plus de commerce dans l'ensemble de
nos quartiers. Dans ce cadre l'état peut fournir des moyens. "
Savigny-Égalité " sollicite la constitution d'une commission,
dont les membres iraient à la rencontre des commerçants
afin de connaître leurs difficultés, même si certaines
d'entre elles ne relèvent pas de l'action communale.
Jean ESTIVILL
(retour)
Juillet 2009
Entretien avec Lucienne Georges sur
l'engagement
Lucienne Georges, vous êtes conseillère municipale
de l'opposition de la gauche républicaine, vous avez été
élue sur la liste " Savigny Égalité ",
vous êtes la doyenne
du conseil municipale, vous êtes donc une citoyenne engagée.
Je me suis toujours sentie concernée par la chose publique. Sous
l'occupation l'engagement avait un sens, il l'a toujours. Je suis entrée
dans la résistance à 17 ans. J'ai prolongé mon activité
dans le monde associatif en Corrèze et ici à Savigny, plus
particulièrement dans le monde ancien combattant en organisant
avec mes amis et la mairie " le devoir de mémoire " à
l'attention surtout des collégiens. C'est tout naturellement qu'en
2001 et 2008 j'ai accepté la proposition de Jean Estivill de figurer
sur la liste Savigny Égalité. Lui et ses amis avaient le
programme qui correspondait le plus à mes idéaux et leur
activité depuis plus de vingt ans à Savigny était
une garantie de sincérité.
Vous avez adhéré au Parti de Gauche,
qu'est-ce qui a motivé cette démarche ?
Les mêmes raisons m'ont portée à adhérer au
Parti de Gauche fondé par Jean-Luc Mélenchon et à
lutter pour le Front de Gauche. J'y trouve une volonté véritable
d'unité et d'ouverture pour construire enfin en France une gauche
antilibérale majoritaire (ce qu'elle est potentiellement comme
l'a démontré sa place dans le NON lors du référendum
de 2005). Il est urgent face à la crise, et vital de refonder la
gauche. Le 7 juin sera une première étape.
Vous pensez qu'il faut refonder la gauche ?
L'Europe actuelle est conçue et se développe contre tous
nos acquis sociaux. Mais qui la veut cette Europe, et qui la relaie ?
La droite mais aussi et totalement le parti socialiste. Sait-on que les
socialistes ont voté 95% des lois avec la droite européenne.
D'un coté les larmes de crocodile sur la crise qui accable et menace
les ouvriers et les classes moyennes, sur la destruction de nos services
publics, sur les licenciements et délocalisations, et de l'autre
le soutien à une Europe qui commande, qui exige cette politique.
Ça suffit, il faut rompre avec cette hypocrisie. Nous avons besoin
pour imposer une alternative qui mette fin à la politique que nous
subissons une gauche authentique. Au Parti de Gauche, c'est à cette
tâche que je travaille
Propos recueillis par Didier Cadrecha
(retour)
Décembre 2009
Casser la République une et indivisible,
privatiser les
services publics : l'Europe libérale est à l'oeuvre
Les membres de Savigny Égalité, dont certains
dans le Front de Gauche ont participé à lorganisation
à Savigny de la «votation pour la défense de La Poste»,
ont fait preuve de conséquence puisquils avaient refusé
en 2005 avec 55% de nos concitoyens lEurope actuelle dont les directives
exigent la fin des monopoles publics et conduisent à leur privatisation.
On pourra lire sur le site de Savigny Égalité, la déclaration
de Jean ESTIVILL de novembre 2004 : LUE (union européenne)
est un traité économique, mais pas une Europe des peuples.
Elle se construit contre la démocratie et dans un objectif précis
: ouvrir au privé de nouveaux marchés au détriment
des services publics : La Poste, SNCF, santé, école, etc...
La loi sur la réforme territoriale de Sarkozy-Fillon répond
à cette mission : la mise en place de lEurope des régions
à géométrie variable et, dessinées en fonction
des appétits des grands groupes financiers et industriels internationaux.
Elle est contraire à la philosophie de la grande Révolution
qui avait eu à coeur de découper le territoire en départements
en respectant les communes au service de la population. Ils veulent se
débarrasser des 500 000 élus locaux comme ils ont méprisé
notre souveraineté, en nous imposant le traité de Lisbonne
malgré le référendum de 2005. Les grandes métropoles
échapperont à notre contrôle et pourront offrir à
Bouygues et Cie les chantiers juteux quils attendent de cette réforme
(Ex : la construction de sept ou dix tours inutiles dans Paris), les chantiers
des émirats ne leur suffisant plus. Autre cadeau pour les possédants
: la suppression de la taxe professionnelle et la volonté déjà
mise en oeuvre de réduire la progressivité de limpôt
sur le revenu, vont faire exploser limposition locale qui repose,
elle sur les ménages.
Les élections régionales sont loccasion de voter pour
le Parti de Gauche contre la destruction de la République et de
ses acquis par lEurope, ses soutiens et ses relais.
Lucienne GEORGES
Doyenne du conseil municipal
(retour)
Février 2010
A Savigny, vous avez dit "Idéologie" ?
Nous avons un idéal, celui de Jaurès dont tout le monde
se réclame pour détourner le sens de son action et de sa
pensée, celui d'une république sociale dont la finalité
est le socialisme.
Cest celui qui simpose dans nos choix au conseil municipal.
Arracher aux banques et aux grandes sociétés privées
la maîtrise de décisions qui reviennent légitimement
au peuple, cela commence également par le refus que nos collectivités
locales offrent au Privé la gestion des services quelles
peuvent parfaitement assurer.
En 2004 la gauche républicaine fut la seule à sopposer
à la délégation de leau. Aujourdhui,
les collectivités qui étudient la ré-appropriation
municipale sont légions, lassées dêtre les vaches
à lait de deux ou trois grands groupes qui se «goinfrent»
avec les méthodes que lon connaît : sous investissement,
personnels précaires, recherche du profit maximum.
Il en est de même de la restauration ou du ramassage des ordures
ménagères. Ce que nous voulons, cest une gestion directe
par des employés territoriaux avec statut, garantie demploi
et formation, autant d'éléments qui concourent à
son efficacité, sous le contrôle permanent des élus.
Fillon sen est vanté : «nous avons gagné la
bataille idéologique». Traduisons : privatisons, livrons
au marché et aux financiers les services publics.
A Savigny on nous annonce une maison de retraite : très bien; une
crèche,
très bien; jumelées, excellent ! confiées
au Privé : Non, mille fois non.
Jean Marsaudon avait maintenu la
gestion municipale du Foyer Logement, cest une réussite,
cest ce que nous voulons. Au fait, le Foyer Lucien Midol qui échappe
ainsi à la loi du profit, doit-il son nom au hasard ? Lucien Midol
ne fut-il pas le secrétaire de la Fédération des
cheminots, combattant passionné du socialisme ?
Vous avez dit idéologie ? Oui, on a dit idéologie.
Jean ESTIVILL
(retour)
Février 2010
Barroso et Strauss-Kahn à la manœuvre
Extrait de la déclaration de Jean Estivill lors de la
déclaration de l’orientation budgétaire en février 2010
?[…Madame le Maire a dit que nous étions en sortie de crise. Je pense au contraire qu’une nouvelle crise financière est devant nous, mais j’apprécie que l’on soit d’accord sur un point : On ne peut dissocier complètement la politique nationale et même mondiale des orientations que l’on choisit pour une commune. Ainsi notre ville sera atteinte par la territorialité, par la disparition des services publics, par le transfert des charges vers les collectivités et donc les ménages, et nous nous apprêtons à une explosion des impôts locaux conjugués à une baisse des services rendus à la population. Je m’interroge sur le fait qu’on puisse être partisan de cette arme de destruction massive du modèle social français qu’est l’Europe et qu’on s’indigne ensuite des difficultés qui s’accumulent au niveau local ou dans le domaine des prestations sociales. M. Guéant, secrétaire général de l’Élysée disait récemment : « Nous voulons préserver notre système de protection sociale ». On peut en douter quand on lit dans Challenges en 2007 sous la plume de Denis Kessler, ancien vice-président du MEDEF : « Le modèle social français est le pur produit du Conseil National de la Résistance. Il est grand temps de réformer. La liste des réformes, c’est simple, prenons tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952 sans exception. Il s’agit aujourd’hui de défaire méthodiquement le programme du CNR ». Je rappellerai que Denis Kessler a écrit un livre avec M. Strauss-Kahn en 1982 qui s’intitule « L’épargne et la retraite », je pense qu’il faut y jeter un coup d’oeil pour savoir ce qui nous attend dans les années à venir….] Depuis cette déclaration le FMI de M. Strauss-Kahn et l’UE de M. Barroso ont exigé des mesures d’austérité (retraites, salaires) insupportables pour les peuples mais encourageantes pour les spéculateurs et propres à étouffer l’économie des nations en même temps que Bruxelles demande un nouveau recul de notre souveraineté en lui soumettant notre budget. Madame Chabot annonce pour le 20 mai le sommaire de « à vous de juger » : les retraites avec M. Strauss Kahn : Bienvenue au patron du FMI dans le débat sur nos retraites !
Jean ESTIVILL
(retour)
Octobre 2010
La Gauche par l'exemple
Article publié à 16 000 exemplaires dans le cadre
de l’«expression libre» du bulletin municipal
Pourquoi lors de l’enquête publique sur les transports et la circulation, la chef de file des élus socialistes a demandé le stationnement payant, qui est une ségrégation par l’argent ?
Pourquoi la même déclare que la campagne de Savigny Egalité pour une piscine dans notre ville est démagogique ?
Pourquoi les socialistes s’abstiennent lors de l’établissement du couvre feu dans certains quartiers, alors que selon la police elle-même, c’est inefficace et inutile ?
Pourquoi votent-ils la délégation du service de l’eau à une entreprise privée pour 15 ans, Jean Estivill étant le seul à la condamner ?
Quatre questions qui demandent une réponse : alignement sur la philosophie libérale, désarmement idéologique ou, impuissance politique ? Cette interrogation à partir de ce constat local vaut pour la politique nationale : refus d’exiger que la retraite soit maintenue à 60 ans sans augmentation de la durée de cotisation ni diminution de la pension, refus de défendre réellement la sécurité sociale en dénonçant les 195 milliards d’exonérations de cotisations offertes au patronat ; adhésion jamais remise en cause au traité de Lisbonne de Sarkozy qui soumet nos députés aux diktats de Bruxelles...la liste est longue !
Le livre de Jean-Luc Mélenchon arrive à point : « Qu’ils s’en aillent tous ! » Son titre reprend la réaction admirable, salutaire des peuples d'Amérique Latine de s’émanciper et de recouvrer leur souveraineté après que le FMI de monsieur Strauss Kahn, au service de la finance internationale les a laissés exsangues. Nous savons faire autrement ! Le PARTI DE GAUCHE au sein du FRONT DE GAUCHE propose « une radicalité concrète », celle de Jaurès, qui se traduit dans ses propositions programmatiques. Au plan local, quel meilleur exemple de volonté politique dans une perspective alternative que celle de Gabriel Amard, et des élus des « Lacs de l’Essonne », qui ont décidé alors qu’autour la droite et les dirigeants socialistes s’en remettent au privé, de créer « une Régie publique de l’eau ». La gauche se justifie-t-elle sans convictions, sans courage, et sans programme de rupture ? Question simple mais essentielle à laquelle répond Gabriel Amard, concrètement dans son livre: « L’eau n’a pas de prix », préfacé par Danielle Mitterrand. On y trouve la preuve qu’on peut rendre à la population la pleine maîtrise de ce qui lui appartient et que la droite et les socio-libéraux offrent complaisamment aux actionnaires des grands groupes industriels et financiers.
Dans les collectivités locales c’est LA GAUCHE PAR L’EXEMPLE, c’est la nôtre !
Lucienne Georges
Gauche Républicaine / Savigny Égalité
(retour)
Décembre 2010
Tout au privé !
Déclaration de Jean Estivill, Président des élus du Parti de Gauche,
au nom de Savigny Égalité et des élus de la Gauche Républicaine
au conseil minicipal de Savigny sur Orge le 13 décembre 2010
Madame le maire, lorsque vous nous avez demandé l'autorisation de lancer une procédure pour le choix du délégataire, l'idée ne nous a même pas effleurés que vous aviez fait l'impasse totale sur la REGIE DIRECTE, que vous ne comptiez pas l'étudier et donc nous présenter une alternative ; en clair nous permettre de faire un véritable choix. Peut-être parce que c'est ainsi que nous considérons la mission de l'édile: faire des choix éclairés, car reposant entre autre sur l'analyse d'options différentes. Nous avons fait preuve de naïveté!
Nous sommes obligés de le constater: ordures ménagères, eau, restauration scolaire… tout au privé! Au nom de quoi? Somme-nous devant une attitude dogmatique, idéologique figée? On est en droit de se poser la question. Les collectivités locales et notre commune en particulier ne sauraient pas, ne sauraient plus organiser elles-mêmes, maîtriser la gestion de ces services publics?
En 2004, seule SAVIGNY EGALITE s'est opposée au renouvellement de la délégation du SERVICE DE L'EAU. Nous avions eu 20 ans pour étudier sa remunicipalisation. Etait-ce par idéologie, par dogmatisme, par paresse, ou scepticisme: « On ne sait pas faire », qu'on s'y refusait? Je n'ai pas tranché, je ne suis pas là pour sonder les cœurs et les reins lors des votes de chacun. Mais ce qui est patent, c'est qu'aujourd'hui pour la RESTAURATION COLLECTIVE comme hier pour le service de l'eau ceux qui refusent la régie directe parce qu'ils pensent que les communes ont perdu cette culture du « savoir faire » peuvent être rassurés par la décision concernant le service de l'eau, des « Lacs de l'Essonne » et de son président Gabriel Amard de faire passer en régie publique Viry-Châtillon dès janvier 2011. Revenir à la régie directe, c'est nécessaire et c'est possible. Je ne m'étendrai pas sur le service de l'eau, la décision a été prise, mais que chacun regarde ses factures: en 8 ans le prix unitaire servi au délégataire a augmenté de 50 %, celui de l'abonnement de 67 %. Je ne m'étendrai pas non plus sur l'entretien de notre réseau et sur l'investissement, mais tout le problème est là, quand vous confiez nos services au PRIVE. Vous savez que le délégataire, son souci, c'est faire de l'argent, cela s'appelle le profit, et cela passe par au moins deux choses: investir le moins possible, embaucher le moins possible, avec des contrats précaires, souvent de l'intérim, car ce qu'il lui faut avant tout servir c'est l'intérêt de ses actionnaires. Les collectivités locales dans le contexte actuel, en agissant ainsi nourrissent la crise, en tout cas ne font rien pour lui résister. On nous a répété pendant des années cette fable: « la concurrence fait baisser les coûts ». Mais enfin! Ces fabricants de repas en l'occurrence ne se mangent pas entre eux!
Regardons ces offres de contrats: Concernant le « total des charges de service » au chapitre « redevance de mise à disposition des équipements ». La première société compte 3 fois plus que sa concurrente. Même constatation à la rubrique « redevance de contrôle »: 2 fois plus à « amortissement des travaux neufs » et ce ne sont pas de petites sommes, ici par exemple, 300 000 Euros. Par contre à la dotation au renouvellement patrimonial, c'est la seconde qui compte 3 fois plus. Mais miracle! Quand tout cela s'additionne l'une arrive à 1 691 114 Euros, l'autre à 1 668 449. Finalement le niveau de charge est le même, à 1,3 % près. On a envie de s'exclamer: comme c'est beau, quelle belle mécanique, un combat de titans, mais quel happy end! Sodexo va battre Avenance sur le fil. J'ai été tenu en haleine tout au long de la lecture de leur prose.
Madame le maire , nous ne choisirons ni l'une, ni l'autre, regrettant, nous l'avons déjà dit, parce que vous avez eu deux ans pour l'envisager, qu'une seconde option ne soit présentée au CONSEIL MUNICIPAL, celle du courage et de l'avenir; De l'avenir, car comme pour le service de l'eau en régie, dont on pouvait douter voire se gausser (à tort) il y a 6 ans (Paris vient de faire aussi ce choix) celui de la restauration de nos enfants par la régie directe fait de plus en plus d'émules. C'est l'honneur des élus et des communes qui prennent ces décisions à un moment où leurs pouvoirs, voire leur existence sont menacés.
Jean Estivill
Gauche Républicaine / Savigny Égalité
(retour)
Janvier 2011
La bonne nouvelle
Article publié à 16 000 exemplaires dans le cadre
de l’«expression libre» du bulletin municipal
M. Dassault et M. Valls ne sont pas du même parti : certes. Dans le même camp? Voire. Aussi éloignés l'un de l'autre que leurs amis, le patron du FMI, M. Strauss Kahn, de celui qui lui a mis le pied à l'étrier, Nicolas Sarkozy. Monsieur Dassault joue carte sur table, il est de droite, il ne s'en est jamais caché. Valls lui est un fourbe. Passons.
Cette carte, c'est celle du FMI qui après avoir ruiné les pays d'Amérique du sud, s'applique au Maghreb et au Proche Orient, aux pays d'Europe centrale et désormais à l'Irlande, la Grèce, l'Espagne avec la complicité active de son bras séculier l'union Européenne que les français ont rejetée mais que le traité de Lisbonne mis en place par Sarkozy avec la complicité des socialistes a imposée. C’est celle qui nie à tous les peuples leur souveraineté, (nos parlementaires devront avant de voter le budget soumettre leur copie à la commission de Bruxelles: un détail!!!). Il s'agit de s'assurer que rien n'échappe à la marchandisation et que nos services publiques de ce fait soient taillés en pièces, mêmes ceux qui par leur nature devraient être sauvés de la « tiers mondisation » de notre société par la privatisation : l'école, la santé,…
De la santé, M. Dassault et M Valls s'en occupent avec l'aval de l'ancien ministre socialiste Evin, responsable de l’Agence régionale de santé d’Ile-de- France. Qu'on en juge. Dans l'Essonne on supprime des services, on ferme des hôpitaux. On rationalise, on rend plus sûres les interventions disent-ils! Foutaises! On fait de l'argent! M. Valls et M. Dassault sont momentanément à couteaux tirés : qui présidera l'hôpital de Corbeil? Cet hôpital qu'ils ont voulu. On comprend pourquoi : construit par la société EIFFAGE, l'hôpital devra lui verser un loyer et débourser 1,2 milliards. En construisant l'hôpital le service publique aurait économisé 550 M€ (cour des comptes).
Alors oui, ce cri des peuples d'Amérique du sud, que reprend JEAN LUC MELENCHON dans son livre « Qu'ils s'en aillent tous, vite la révolution citoyenne » et que mettent en pratique maintenant les pays du Maghreb n’a jamais été autant d'actualité. Et çà, c'est la sacrée bonne nouvelle : avec le mouvement social et les urnes, le PEUPLE est de retour !
Jean Estivill
Gauche Républicaine / Savigny Égalité
(retour)
Mars 2011
Non, mille fois non !
Qui n’a pas compris que le Front National sert de
«diable de confort»? Comme la fable antidémocratique du «vote utile» ne marche plus, on avance par tous les moyens le danger Lepeniste et pour le contrer, qu’il faudrait voter UMP ou PS !
Mais c’est jouer avec le feu : la république et la démocratie ne peuvent être à la merci d’un tel mouvement dont on connaît les origines, les méthodes et la fonction.
En 1983 avec Jean-Luc Melenchon et Gabriel Amard, nous manifestions dans l'Essonne, à Saint-Vrain, contre le meeting du Front National au cri de « hors de Saint-Vrain fils de Pétain ». Nous avions compris qu'après sa défaite en 1945 la « bête immonde » était de retour. Nous connaissions ces partis d'extrême droite, leurs méthodes, leur fonction, depuis toujours en Europe et dans le monde. Le fondateur du Front National J.M. Le Pen ne venait-il pas de donner un signe clair en éditant les disques des chants nazis. Oui nous connaissions ces partis de la haine, en France avant guerre la haine des juifs, des polonais, puis des italiens, des espagnols, des portugais fuyant la misère ou leurs amis politiques, tour à tour Mussolini, Hitler, Salazar, Franco, et puis après la haine des maghrébins, des ressortissant plus récemment d'Afrique noire.
Aujourd'hui Madame Le Pen qui fait baptiser ses enfants dans une église illégalement occupée par ses sinistres amis catholiques intégristes a trouvé une nouvelle cible, les musulmans. Toujours la même méthode pour la même fonction. La haine de son voisin de palier coupable de tous les maux qui accablent notre société, pour dégager la responsabilité du capitalisme financier et du système social qui lui permet de prospérer. Ils veulent nous détourner de cette évidence : ce dernier est en train de « tiersmondiser » notre pays, en le privant de tous ses services publics, en privatisant tout ce qui peut faire de l'argent : éducation, santé, sécurité, équipement, transports, énergie, Quand a-t-on vu le Front National formuler une condamnation des contre réformes contre les acquis sociaux comme celle sur la retraite, soutenir une seule grève de salariés, une seule lutte de petits commerçants, dénoncer la multiplication des CDD, ou avancer une proposition menaçant l’oligarchie en particulier celle du CAC 40 ? Rideau de fumée dérisoire que celui de l'extrême droite, mais aussi quel danger. La république sut résister à la famille politique de madame Le Pen en 1934, mais quelle revanche dès que la France fut occupée par les allemands, Pétain put enfin abolir la République et toutes ses libertés.
Madame Le Pen veut jeter à l'eau les pauvres diables qui fuient les massacres dans leurs pays, comme sa famille politique le demandait pour les 400 000 réfugiés républicains espagnols décrétés « voyous rouges » en1939. Pétain en livra des milliers à la barbarie des camps de déportation nazie, mais des milliers purent participer à la résistance. Madame Le Pen croit-elle que les français sont des analphabètes, sans mémoire, des républicains qu'on peut berner en jouant les laïques fraichement convertis comme elle tente de nous le faire croire dans son incroyable numéro politicien. Il est vrai qu'il reste encore à reprendre aux français la sécurité sociale dans son intégralité et le système hospitalier, l'école, ce qui reste du droit du travail et ce qui avait rendu fou de rage sa famille politique que le Front Populaire avait arraché, les congés payés. Et puis avec les acquis sociaux les droits démocratiques obtenus de haute lutte comme l’IVG…..
Et bien Madame Le Pen avec le Front de gauche, c'est un nouveau Front Populaire qui se met en marche. Il va vous en falloir faire des contorsions.
Jean Estivill
Conseiller Municipal,
Président des élus du Parti de Gauche de Savigny,
Président de l’Essonne de l’UFAL
(Union des Associations des Familles Laïques)
(retour)
Février 2011
Orientation budgétaire
Intervention de Jean Estivill, président des élus du Parti de Gauche au nom de Savigny Égalité et de la Gauche Républicaine au conseil municipal du 24 février 2011.
Madame le Maire, j'admire vos efforts pour nous faire admettre vos orientations pour 2011. La situation précaire de notre commune telle que l'audit nous en a rendu compte, d'ailleurs vous en conviendrez, partiellement me fait dire que je préfère être à ma place qu'à la votre et à celle de votre majorité, élue en 2008 et en grande partie reconduite pour certains de ses membres depuis, à de nombreuses reprises. Non pas parce qu’il est plus facile d'être dans l'opposition et se livrer à la critique mais parce que nous ne sommes nous, en rien responsables de cette situation. En atteste :
• Ce que nous avons toujours dit.
• Ce que nous avons toujours refusé.
• Ce que nous avons toujours proposé.
Je ne prends pas la parole pour dire madame le maire, que moi et ma collègue de Savigny Egalité Lucienne Georges serions de meilleurs gestionnaires que vous. Prenez une feuille et suivez nos instructions. Nous ne sommes pas là pour donner des leçons. Pour vous dire voilà comment il faut gérer une ville car je vous laisse, à vous, madame le maire, à vous monsieur Eric Mehlhorn, conseiller général, à vous monsieur Bernard Mérigot élu majoritaire depuis plus d'un quart de siècle la responsabilité de votre politique, car c'est bien de politique et de choix politiques qu'il s'agit: ceux que vous avez faits et qui ne sont pas les nôtres.
Madame le maire je ne vous demande pas par conséquent de mea culpa, ni à vous M. Mehlhorn et M. Mérigot de "manger votre chapeau"..., car entre nous vous n'êtes pas des "perdreaux de l'année" (je sais c'est un pléonasme les perdreaux sont toujours de l'année -précision pour s'il y a des chasseurs que cela ferait rire dans la salle ou le conseil). La question qui doit être posée, qui doit vous être posée, c'est: comment on en est arrivé là ou plutôt comment vous en êtes arrivés là. Car il vous faudra bien assumer votre programme, votre politique. Il ne faudra pas agiter, comme certains essaient de la faire et vous voyez ce que je veux dire, un petit chiffon rouge devant nos yeux, en tout cas ceux de Savigny Egalité. Mon ascendance espagnole et ma connaissance de la tauromachie m'ont appris sa fonction. Donc pas de "petit chiffon rouge devant nos yeux": nous sommes en train de payer l'orientation programmatique de votre majorité pour notre ville.
Monsieur Mérigot vous avez présenté souvent le compte administratif de la ville, très souvent, vous l'avez bien sur voté, tout comme le budget dont il venait confirmer l'exécution, qui lui-même est pour reprendre une expression consacrée, la parfaite photographie de l'orientation de la majorité, de votre majorité. Nous, jamais Jamais vous n'avez eu l'approbation de Savigny Egalité .Pour la bonne et simple raison que nous sommes en parfait désaccord avec vous.
Nous ne somme pas contrairement au Front National et à sa démagogie contre l'impôt. La contribution a été instituée par la Révolution Française. Encore faut-il qu'elle soit juste et qu'elle serve l'intérêt général. Juste elle l'est de moins en moins, et nous l'avons souvent dit ici et écrit. La politique française actuelle qui correspond aux orientations européennes de "décentralisation-régionalisation" se traduit par un transfert des charges vers les collectivités locales et donc les ménages, allant jusqu'à préconiser la diminution, voire la suppression de l'impôt sur le revenu et sa progressivité.
Les impôts locaux vont augmenter, c'est un phénomène donc général. Mais qu'en est-il pour notre ville, car si l'Europe vous dédouane en partie, la politique de votre majorité vous accable! Le niveau de l'imposition à Savigny est l'équivalent de celui de villes de même importance, dites-vous. Il faut bien vous l'accorder. Mais voilà pour faire quoi? A quoi sert-il si en plus d'être injuste parce que local, il ne sert à rien ou presque. Madame le maire, M. le conseiller général Mehlhorn, M. Mérigot (Il paraît que l'image en trois D permet avec la profondeur, d’avoir une meilleure image) se pose la question de la politique qui a été la vôtre jusqu'à présent. Vous êtes vous posé la question de savoir pourquoi tant de logements, tant de pavillons sont à vendre à Savigny. Pourquoi les prix stagnent alors que nous sommes bordés par la N 7, l’autoroute A6, bénéficions du RER C, avons un grand lycée,… Non que je me réjouisse de la spéculation généralisée sur le logement, mais n'est-ce pas un excellent indicateur. Notre ville est sous équipée et c'est le résultat de choix. D'autres choix que les vôtres s'imposaient, ils s'imposent toujours. Ils sont de nature politique. Je prendrai trois exemples dont le premier illustre bien qu'il s'agit d'idéologie.
N'est-ce pas le cas quand on choisit de mettre de la vidéo surveillance, quand on le fait dans le cadre d'une loi attentatoire à nos libertés: "la loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure (LOPSSI). Si notre collègue socialiste Jean Marc Defrémont nous a dit "qu'il n'était pas contre par principe". (il a voté contre). Nous, nous somme totalement contre le principe de ce qui relève de "Big Brother d'Orwell". Vous savez aussi bien que moi que derrière tout cela, il y a aussi et comme toujours dans le système que votre majorité soutient une histoire de gros sous. Marché considérable que celui de la vidéo surveillance, mais aussi multiplication des sociétés de sécurité employant des vigiles aux statuts incertains pendant qu'on diminue de façon drastique le nombre des fonctionnaires, éducation, santé, mais aussi en l'occurrence policiers. Est-ce un hasard si vous ne reprenez pas ma proposition, ici faite, de se battre pour ensemble faire établir un poste de police nationale, la nuit devant la gare au lieu de caméras qui surveillent les citoyens et font rire les délinquants.. Notre commissariat est excentré, ce serait une bonne complémentarité. Il fut une époque où une action était menée pour obtenir un commissariat digne de notre ville. Mais il est vrai que lorsqu'on se soumet à "la révision générale des politiques publiques (RGPP)" on est limité pour défendre le service public dans sa propre commune. On peut lire ce matin même dans le Parisien : "le budget des policiers a baissé de 28 % en 3 ans, les policiers essonniens sont en colère, les effectifs ne cessent de fondre". Le secrétaire départemental du syndicat Alliance déclare: "Il faudrait un renfort de 200 hommes pour fonctionner normalement dans les commissariats" Nous sommes prêts à joindre nos efforts aux vôtres si vous vous engagez dans cette voie, car nous l'avons toujours dit, nous nous voulons une opposition constructive.
Une opposition constructive mais aussi déterminée et ce sera mon deuxième point. Déterminée et fidèle a ses principes, c’est pour cela que nous avons refusé "l'amendement Léost", notre collègue socialiste, pour reconduire même provisoirement une société privée de restauration collective que nous avons toujours dénoncée, et que nous nous sommes toujours prononcés- oui nous sommes les seuls - pour la régie directe de tous les services publics communaux. Aujourd'hui Mme le Maire, M. Mehlhorn, M. Mérigot, la commune se voit dans l'obligation de mener une action judiciaire contre cette société. Combien d'argent a-t-on perdu dans cette privatisation? Vous ne pouvez l'ignorer c'est considérable. Oui cette privatisation que vous avez mise en place et soutenue nous revient cher. Donc pas de «chiffon rouge", de la cohérence : Il vous faut assumer! Déterminés, nous le sommes et têtus. C'est Jean Marsaudon qui m'interpella ici même, amicalement : "Monsieur Estivill vous êtes têtu! Nous nous connaissions bien.
Et j'en viens naturellement à mon troisième point: savez vous combien aurait coûté une piscine quand nous l'avons demandée et en particulier en 1992 ? (Entre nous, nous allons entrer dans le livre des records: une ville de 40000 habitants sans cet équipement) ce qui me valut aussi d'ailleurs si cela peut légèrement vous dédouaner ce jugement "très élégant" de la leader du parti socialiste de l’époque, j'étais un démagogue. Mais aussi lors de notre campagne de 1992 un excellent papier d'un journaliste plus que confirmé du Parisien G. Thomasovitch qui titrait "On n'a pas le droit d'apprendre à nager à Savigny"; (article sur le site de Savigny Egalité). Mais revenons à mon propos initial sur le coût. L'étude qu'avait réalisée Savigny Egalite compte tenu des diverses subventions auxquelles nous pouvions prétendre établissait son coût à 10 millions de francs. Il y a longtemps que cet investissement aurait été rentabilisé, et bien que nous ne croyions pas que dans ce domaine la rentabilité soit l'élément déterminant de décision. Mais peut être est-ce une constante de l'appréciation de la droite de ce qui est utile et de ce qui ne l'est pas, car souvenez vous ou pour les plus jeunes consultez les archives, quand le Maire communiste Raymond Brosseau a fait construire la bibliothèque, la droite s'est insurgée, c'était "un édifice pharaonique", c'était de la mégalomanie, le manque de réalisme bien connu de la gauche. Comme c'est cocasse! Aujourd'hui notre ordre du jour prévoit un vote pour savoir ce que nous devons faire des livres voués au pilon chaque année faute de...place.
J'ai souvent dit et écrit que cette majorité avait une politique frileuse et que ne rien faire coute cher!
Et j'en terminerai avec un quatrième exemple, un sujet qui prend, hélas des allures comiques. Toujours pas de cinéma à Savigny, après la décision prise il y a trois ans de verser 30 000 euros annuels après les 150 mille francs des années antérieures, sans contre partie ou presque. Ce cinéma finira bien par voir le jour. Seulement voilà, et après? Vous avez pris connaissance de l'article du Parisien d'il y a trois jours sur les difficultés des petites salles. Mme le Maire, M. Mehlhorn, M. Mérigot sans une politique culturelle cinématographique quel sera, comment dit-on dans le milieu que vous affectionné: "le retour sur investissement»? Comment évitera-on que ce soit une coquille vide?
On dit que gouverner c'est prévoir. C’est aussi faire des choix. Depuis longtemps les vôtres ne sont pas les nôtres. Il fallait le rappeler.
Jean Estivill
Conseiller Municipal,
Président des élus du Parti de Gauche de Savigny
(retour)
Juin 2011
Le Front de Gauche et Jean-Luc Mélenchon
Article de la Gauche Républicaine publié à 16 000 exemplaires dans le cadre de l’« expression libre » du bulletin municipal de juin 2011
La campagne des présidentielles pour le Front de Gauche va être dure, entendons qu'on ne lui fera aucun cadeau et que tous les coups seront permis. L'oligarchie (le CAC 40 et les médiacrates) a de plus en plus peur. Comment pourrait-il en être autrement si tous les repus d'une société sans pitié pour le plus grand nombre perdent avec les révolutions arabes, les manifestations en Espagne sans précédent dans leurs revendications et leur organisation, les grèves générales reconduites régulièrement en Grèce, leurs certitudes. Leur société, celle qui les gave peut du jour au lendemain être remise en cause .Quel rapport avec le Front de Gauche? Examinons ce qui se passe depuis la mise hors jeu de Strauss Kahn, à la tête du FMI, la machine à broyer les peuples.
La belle opération DSK, un personnage à la stature internationale, certes archi- millionnaire mais ayant sa carte du parti socialiste en poche, participant - au « sauvetage » entendons en réalité au « naufrage » de l'Irlande, de la Grèce, du Portugal, de l’Espagne...et rempart contre le front national qu'on gonfle à longueur de colonnes et d'images télé, tombe à l'eau. Alors bas les masques. Pour Sarkozy et Merkel, Christine Lagarde ancien pivot du plus grand cabinet d'affaires américain, sous la menace d'être plombée par l'affaire Tapie remplacerait à merveille DSK. Mais n'est-ce pas, pour reprendre une terminologie à la mode chez ces politiciens, le même job. Alors le « job » de DSK c'était bien celui que dénonce le Front de Gauche. L’oligarchie perd son meilleur cheval, obligée d'avouer plus qu'implicitement le rôle véritable du FMI. Bien sur l’oligarchie a un plan B, puisqu’elle ne peut plus faire confiance à Sarkozy, Depuis quelques mois on a trouvé un profil différent de celui de DSK pour une même politique ; Hollande. Le problème c'est que le parti socialiste avec l'affaire DSK en a pris un coup dans l'aile, surtout avec des primaires aux résultats imprévisibles, cherchez la feuille de cigarette qui sépare la politique des postulants. Mais les places vont être chères et certains coups ont fait mal. L'oligarchie a du souci à se faire. En Espagne on ne veut plus d'elle, de ses représentants, de ses institutions, de ses deux partis dominants, l’Alliance populaire à droite et le PSOE (parti socialiste) à gauche. Le Figaro lui même est obligé de faire le rapprochement avec l'Argentine ruinée par Le FMI et le Strauss Kahn de l'époque, et qui en 2001 a eu un sursaut du même type qui se concentra dans l’'expression reprise par tout un peuple "que se vayan todos", "qu’ils s’en aillent tous "Le peuple espagnol cherche sa voie à la gauche de la gauche, avec le même mot d’ordre que reprend Jean-Luc Mélenchon avec la révolution citoyenne Et vous voudriez qu'on ménage le Front de Gauche ?
(extrait de l'article de respublica numero 656,
evariste et «le p'tit castelvirois» de mai)
Jean Estivill
Conseiller Municipal,
Président des élus du Parti de Gauche de Savigny
(retour)
Juin 2011
L'intercommunalité forcée..!
Déclaration de Jean Estivill au conseil municipal du 28 juin 2011 concernant l'intercommunalité forcée.
Madame le Maire,
La question qui se pose à nous a bien évidemment un rapport direct avec la réforme des collectivités territoriales. Nous connaissons le rapport Balladur-Mauroy proposant de faire des régions (regroupées) et des intercommunalités, les points d’appui décisifs pour répondre à ce qu’ils appellent « les défis économiques inédits ».
Dans ce but il importe de disloquer « le mode d’organisation du territoire uniforme et morcelé ». En effet nous pouvons y lire « les communes et les départements sont solidement ancrés dans le paysage administratif français ». Il s’agit donc bien de faire disparaître départements et communes tels que la Révolution française les avait institués dans un souci d’égalité des citoyens en particulier dans leur accès aux services publics.
Le rapport propose de procéder de façon pragmatique. Ici, création de métropoles, nouvelles structures intercommunales. Là, transformation des intercommunalités en communes de plein exercice. Ailleurs, fusion des régions, fusion des départements. Ainsi avec la réforme des collectivités territoriales la commune ne serait plus pour l’essentiel qu’une sorte d’arrondissement de l’intercommunalité.
Mais la création de métropoles reste la mesure la plus importante. Elle consiste à créer une intercommunalité qui se substitue aux communes puis aux départements pour l’essentiel de leurs compétences. Les communes ne garderaient que l’état civil, le nom des rues, la construction et l’entretien des écoles et des crèches, les centres communaux d’action sociale. L’objectif visé est donc la suppression de la « compétence générale » des départements et des régions. La réforme territoriale a pour objet de faire éclater la République, de contraindre les communes à abandonner leurs compétences aux communautés d’agglomération et aux métropoles pour supprimer à terme régions et départements. Elle est cadrée par les exigences de l’actuelle union européenne de privatisation des services publiques territoriaux au nom de la « libre concurrence » dogme fondamental de cette Europe et par la réduction drastique des dotations de l’Etat, au nom du respect de son pacte de stabilité.
Je ne m’étendrai pas plus sur tous les effets désastreux qui sont l’aboutissement des lois d’intercommunalité forcée. Cette intercommunalité forcée nous la subissons maintenant à Savigny. Je suis toujours effaré de voir de parfaits honnêtes républicains qui devraient être attachés à notre République une et indivisible, sauter comme des cabris - pour reprendre l’image du général De Gaulle à propos de l’Europe - en réclamant « de l’intercommunalité…de l’intercommunalité ! » sans réaliser qu’il s’agit d’une première étape de la réforme des collectivités territoriales. Je l’ai entendu ici de membres de l’opposition, comble - excusez-moi de l’expression - d’innocence : « Cela permettra de mettre en concurrence les entreprises ». Alors qu’il s’agit au contraire de forger des collectivités territoriales à géométrie variable pour satisfaire les appétits des Vivendi, Bouygues et autres. Des collectivités où la population sera dessaisie de sa souveraineté qui se manifeste régulièrement notamment par l’élection et le contrôle de 350 000 conseillers municipaux, élus de proximité s’il en est.
Intercommunalité forcée donc !
Aujourd’hui, vous devez Mme le Maire, vous y soumettre. Lorsque la première loi est passée des républicains conséquents ont voté contre, puis s’y sont soumis en disant : « on y sera contraint ». Eh bien moi si on me dit : « Sautez du 19ème étage parce que demain ce sera du 20ème » je ne choisis pas. D’ailleurs il est maintenant établi que les préfets font et défont à l’envie.
Aujourd’hui donc pour montrer qu’il nous reste un espace de démocratie, on vous dit : « On va vous pendre, mais on vous octroie la liberté de choisir la couleur de la corde ». Nous vous laisserons, Madame le Maire, la choisir. Bien sur je me félicite qu’enfin Savigny va avoir une piscine que nous sommes les seuls à réclamer depuis des années, elle sera à ….Athis-Mons ! C’est sans doute ce qu’on appelle un équipement de proximité ! Les Saviniens apprécieront l’un des effets de l’intercommunalité.
Jean estivill
Président du groupe du Parti de Gauche
au conseil municipal
(retour)
Septembre 2011
L'intercommunalité forcée : un marché de dupes,
un mauvais coup contre la démocratie et le citoyen
Article publié
à 16 000 exemplaires dans le cadre
de l« expression libre » du bulletin municipal
Contrairement à la Droite et au Parti Socialiste, SAVIGNY-ÉGALITÉ a toujours dénoncé l’intercommunalité, qui n’a rien à voir avec les syndicats que les communes ont toujours mis en place librement et que le pouvoir veut faire disparaître à terme. Aujourd’hui à Savigny, elle apparaît sous son vrai jour : un maillon de la «territorialité» qu’un nombre croissant d’élus rejettent. Et pour cause !
L’intercommunalité c’est plus d’impôts locaux, ceux qui touchent les ménages, et moins de subventions. C’est la destruction imposée par l’Europe actuelle, des services publics, la fin de l’égalité des citoyens telle que l’a voulue la Révolution, en créant les départements et en fixant les communes avec actuellement leurs 350 000 citoyens élus. Il s’agit de créer des régions à géométrie variable, enjambant même les frontières en fonction des appétits du capitalisme industriel et financier, et en liaison direct avec Bruxelles, bras armé du FMI de Strauss-Kahn-Lagarde et soutenu par Sarkozy-Hollande-Aubry.
Il est vital que la souveraineté populaire reprenne son droit telle qu’elle a été affirmée en 1789. Il faut en créer les conditions. Le Front de Gauche est à l’oeuvre. Dès la désignation de Jean-Luc Mélenchon, la dynamique s’est confirmée qui conduit à donner au pays la gauche dont il a besoin. Celle qui pendant des décennies s’est battue pour nos acquis sociaux , depuis les grandes conquêtes du Front Populaire à l’application du programme économique et social du Conseil National de la Résistance. C’est celle qui à partir de l’établissement de démocratie et de la République a été de toutes les luttes émancipatrices, celle de la libération de la condition féminine (n’en déplaise à Le Pen), à la mise en place d’une école publique et laïque (n’en déplaise encore à Le Pen) qu’on veut maintenant démanteler et brader. Que peut-on attendre des dirigeants socialistes qui après avoir voté le traité de Lisbonne de Sarkozy, votent les crédits pour la guerre en Lybie et se félicitent du choix de Lagarde au FMI ? Rien si ce n’est la politique de leur homologue Papandreou qui en Grèce, accepte de mettre son pays en coupe réglée. L’intercommunalité forcée que nous subissons maintenant à Savigny est une des mesures destinées à nous déposséder de notre souveraineté.
Je vous invite à lire l’intervention de Jean Estivill au Conseil Municipal sur l’intercommunalité.
Lucienne GEORGES
Doyenne du conseil municipal,
Élue du groupe du Parti de Gauche.
(retour)
Septembre 2011
Encadrer les loyers, c'est vital et c'est possible !
Article paru dans ReSPUBLICA le 22 septembre 2011
accéder au site ReSPUBLICA
Le front national de Le Pen est « farouchement opposé » à l'encadrement des loyers, jugeant cette « mesure dirigiste, presque communiste », osant même avouer le peu de cas qu'il fait des difficultés économiques et sociales des français en annonçant que ses propositions en matière de logement sont encore « en cours de réflexion ». Nul doute qu'il saura en sortir une, de bien démagogique, de son chapeau, rompu depuis la comédie de son changement de leader à ce type de contorsion politicienne.
Quant au Centre son impuissance à rompre à l’instar de l'UMP avec la ligne capitaliste de recherche du profit et de rien d'autre, apparait toute nue dans la déclaration d'un de ses chefs de file, Bayrou qui qualifie « de séduisante » l'idée d'un état qui encadre les loyers mais qui ajoute qu' « elle est irréaliste, donc mensongère ». Irréaliste? Monsieur Bayrou connait mal son histoire de France et en particulier celle de l'Après Guerre où il fallut reconstruire le pays. La France pendant plus de dix ans va manquer de tout, en particulier un million de logements font défaut, chacun a en mémoire le cri de détresse de l'abbé Pierre en 1954. Le salarié doit économiser des mois pour des chaussures en cuir ou un manteau, la soupe dans les cantines scolaires est bien claire et il n'est pas question pour les familles ouvrières en particulier de partir en vacances pour profiter des congés payés que le Front Populaire a arrachés en 1936. Et pourtant qu'en est-il des loyers? J’ai sous les yeux une feuille de paie d'une toute jeune sténodactylo en 1953, elle travaille à la chocolaterie « Lombart » et le bail d'un appartement de 40 m2 qu'elle occupe avec ses parents dans la banlieue à Ivry sur Seine. Elle gagne 30000 Francs anciens par mois, son loyer est de...1500 anciens Francs !
Vous avez bien lu : une modeste secrétaire ne doit consacrer pour se loger que le vingtième de sa paie, 5 % contre 40% actuellement. Le centre, la droite et l’extrême droite de Le Pen ont-ils une explication à ce phénomène ? N'est-ce pas, alors que la pénurie est considérable, parce qu'on ne peut pas spéculer sur le droit d'avoir un toit ? La loi tout simplement l'interdit. L’extrême droite défaite n'a plus voix au chapitre, on n'ose plus se revendiquer de la Droite, le terme est devenu une injure, ses partis ont soutenu Pétain et l'occupant, le grand patronat a collaboré avec les nazis. De Gaulle recevant une délégation du patronat français en 1944 lui déclare : « Messieurs, je n'ai vu aucun de vous à Londres ». Nous sommes dans une période où la république rétablie grâce entre autre à la classe ouvrière dont Mauriac dira qu'elle a été la seule à conserver sa dignité dans la défaite, va appliquer le programme du Conseil National de la Résistance : le droit au logement en fait partie.
Mais l'ancien vice président de Patronat français D.Kessler n’a-t-il pas déclaré dans « challenges » qu'il fallait se débarrasser complètement de sa philosophie. C’est chose faite avec les contre réformes de Sarkozy et, les directives appliquées en France de l'actuelle union européenne. Le Pen l'affiche : non ! Pas çà, pas d'encadrement, Bayrou consent que c'est juste, mais irréalisable, la droite au pouvoir non seulement refuse de l'envisager mais accepte la spéculation : les loyers ont augmenté de 50% en dix ans). Les uns et les autres soutiennent un système qui exige que le capitalisme industrialo-financier ait les mains entièrement libres dans tous les domaines. En ce sens la réponse à la question de l’encadrement des loyers et le Droit au Logement qu’elle pose, est extrêmement révélatrice des orientations politiques fondamentales de chacun, et à gauche derrière les mots, la détermination réelle. Ce système par la crise généralisée qu’il a engendrée et qu’il entretient, rend chaque jour plus évidente la nécessité comme nous y invite Le Front de Gauche à mettre à l’ordre du jour une Révolution Citoyenne.
Jean estivill
Président du groupe du Parti de Gauche
au conseil municipal
(retour)
Octobre 2011
Le Sénat est à gauche : voire !
Article publié
à 16 000 exemplaires dans le cadre
de l« expression libre » du bulletin municipal
Le Sénat a basculé, la gauche est majoritaire. Evènement historique, certes, mais quelles en sont les raisons et la signification? Le sénat conçu pour contrecarrer une éventuelle volonté populaire majoritaire à l'assemblée nationale par une majorité qu'on pense plus conservatrice parce que rurale et plus représentée trahit les intentions de ses promoteurs : cela mérite réflexion.
Que s'est-il passé? La droite en pleine complicité avec les socialistes met en place une territorialité à partir d'un rapport (on ne peut imaginer plus parfait consensus : Balladur-Mauroy). De quoi s'agit-il? A partir des lois de décentralisation du précité Mauroy casser le système qui rend égaux dans l’hexagone tous les français grâce à leurs communes, leurs départements, leur accès à des services publiques garantis par l'état. Mettre en place, par l'intercommunalité forcée, des régions, dont la géométrie dépendra de l'appétit des grands groupes industrialo-financiers. On en subit déjà les effets : disparition dans nombre de communes de la poste, de l'école, des transports publics, des hôpitaux, augmentation des impôts locaux. C'est cette politique aberrante pour tout républicain qui a été rejetée par les élus locaux qui ont bouleversé la donne au Sénat. Ou plutôt qui ont cru que leur vote serait entendu.
Mais il faut se rendre à l'évidence le très consensuel Jean Pierre Bel nouveau président du sénat tout comme son ami François Hollande ne l'entend pas ainsi. Il s’agit d’approfondir la décentralisation, autrement dit aller contre le vote qui l'a porté. Premier acte d'allégeance à l'actuelle politique sarkosyste, la désignation du plus réactionnaire des sénateurs à la présidence de la commission des finances. Mais le discours d'investiture de Bel n'annonçait-il pas cette politique-trahison ? Quand il cite le grand poète républicain Antonio MACHADO, commet-il un contre sens lui le fin lettré et l'hispanophile ou se laisse-t-il aller à un aveu? «Caminante no hay camino, se hace el camino al andar...»(*). Cette volonté farouche du poète de n'accepter aucune prédestination voulue par le franquisme et une Eglise espagnole moyenâgeuse a peu de chose à voir avec l'homme politique, certes libre mais qui doit affirmer une volonté; celle de Mitterrand en février 1986 s'adressant a Thatcher, reprenant Lénine qui lui même avait du emprunter au génie anglais cette maxime: « où il y a une volonté, il y a un chemin ». Pour Bel-Hollande pas de programme, pas de chemin, pas de volonté en dehors de celle de gouverner pour ne rien faire d'autre que la droite : pas un contresens, un terrible aveu.
Jean estivill
Président du groupe du Parti de Gauche
au conseil municipal
* «Marcheur, il n'y a pas de chemin,
aa le chemin se construit en marchant… »
(retour) |
|